mardi 22 novembre 2011

AMAZON, le fleuve géant charriant les dollars


AMAZON, le libraire du web, est devenu un géant. C'est l'un des rares acteurs qui se soit élevé récemment pour peser sur l'avenir de l'informatique au rang des Google, Apple, Microsoft, Oracle, IBM, etc...

Trop peu connu en France (sauf par ses clients nationaux), le poids et l'emprise d'AMAZON sont actuellement encore sous-estimés dans l'hexagone. Quelques données rappelées récemment par Techspot  permettent de mieux situer cette entreprise, devenu un acteur majeur du Web.

AMAZON :
  • Dispose d'un revenu de 34 milliards de dollars / an, soit un montant supérieur au PIB de la moitié des pays dans le monde (plus que la Jordanie, comme le Costa-Rica ou le Liban)
  • Est le premier e-vendeur sur le web (de loin), réalise 10% du e-commerce Nord Américain
  • Vend désormais plus de livres numériques que de livres papier
  • Réalise des opérations avec 137 millions de clients par semaine, 20 millions de clients par jour
  • Dispose d'un revenu 5 fois supérieur à E-Bay
  • La plateforme Cloud d'Amazon est aujourd'hui taillée pour héberger 82 livres pour chaque humain sur terre
Certes, en France, AMAZON ne représente encore aujourd'hui que 1% des ventes des éditeurs... mais la firme dispose déjà de 44 000 ouvrages référencés dans cette langue.

Au vu de ces chiffres, on comprend mieux la stratégie d'AMAZON :
  • vendre tous les contenus : livres, journaux, BD, films, … en achetant le maximum de droits (acquis et négociés avec le poids de son « audience »)
  • proposer à prix cassé SES appareils conçus pour la lecture des ouvrages acquis, les liseuses (Kindle) et les tablettes (Kindle Fire), 5 millions exemplaires de cette dernière se sont déjà vendus en quelques semaines. Ceci en combattant les tablettes d'accès "plus générique" comme l'iPad ou les tablettes Android
  • bientôt proposer des smartphones à prix très agressif, en entrée de gamme
  • combattre Google et Apple sur la guerre du contenu et des droits (iTunes, ...)
  • s'étendre à l'international, dans toutes les langues
  • dématérialiser l'industrie mondiale du livre
  • laminer les acteurs locaux (comme la Fnac), vassaliser les autres (comme Virgin)
  • gagner l'entreprise après le grand public

Il est donc fort à parier que 2012 voit émerger l'arrivée massive d'AMAZON dans le quotidien Français.

jeudi 17 novembre 2011

Adobe Flash, la fin d'un dinosaure...


Rendant les armes devant HTML5, Adobe a donc annoncé la fin de sa technologie Flash pour les navigateurs des smartphones. Ceci entrainera inévitablement sa mort sur les navigateurs PC.

« Feu » Steve JOBS saluera le geste.de manière posthume, lui qui a toujours combattu farouchement cette technologie en l'interdisant sur ses iPhones, iPods, iPads

Notons que la technologie Silverlight, de Microsoft, ne survivra pas elle non plus à l'arrivée de HTML5. En attendant, Microsoft se débarrasse dare-dare de Flash qui ne sera déjà plus dans IE 10.

Apple et Microsoft vont donc pouvoir enfin mieux combattre le déferlement des smartphones Androïd, dont l'un des avantages était d'exploiter Flash.

Cet événement va également donner beaucoup de travail aux géants de la vidéo en ligne que sont YouTube ou Dailymotion. Ils vont devoir adapter leurs vidéos pour HTML5 (avec les codecs qui vont bien) car aujourd'hui celles-ci se basent encore beaucoup sur Flash.

L'enjeu sera également sur les Application Stores des mobiles et tablettes, dont beaucoup d'applications utilisent aujourd'hui Flash pour leur animations et vidéos.

Mais au fait, d'où sortait cette technologie Flash ? Ce logiciel d'animation vidéo fut acheté par Adobe à Macromedia. Grâce à des scripts, Flash permis la création aisée d'animation bitmap et vectorielle tournant ensuite dans de petites machines virtuelles (flash player des navigateurs). Ainsi Flash permit la diffusion des animations et flux vidéo sur le Web.

Avec + de 10 ans de PC sous Windows XP équipés d'Internet Explorer 6, cette technologie est devenu un standard qui a « bloqué » l'innovation pendant des années.

Pire, cette technologie fut employée massivement pour diffuser des vidéos, ce qui n'était pas son but d'origine. Dans cet usage, elle fut très gourmande pour les processeurs. Il suffit de regarder un PC de 600Mhz, 600Mo Ram, avec bonne carte vidéo 3D et 128Mo Ram parfaitement rapide pour surfer en ADSL ou même pour afficher des jeux 3D.... mais dont la CPU est totalement écroulée à +120% lors de la simple lecture d'une vidéo YouTube basse définition.

Le moderne standard HTML5 va désormais contenter tout le monde, les éditeurs de navigateurs, les développeurs d'applications, et les constructeurs de smartphones et tablettes qui pourront mieux exploiter les ressources des machines. Certes, il faudra du temps pour sortir de flash, dont les développements étaient devenus connus , aisés et très diffusés.

Cependant, c'est bel et bien la fin d'une technologie propriétaire has-been qui pendant des années a répondu aux usages, mais qui a plombé lourdement les ressources de tous les appareils consommant du web.



mercredi 16 novembre 2011

Pourquoi le ChromeBook de Google est un fiasco, et quelles conséquences ?

Google pensait révolutionner le monde du PC en sortant ses ChromeBooks.
Il s'agissait d'ordinateurs portables simplifiés sans disque dur (SSD 16Go), équipés de ChromeOS, du navigateur Chrome, d'une connexion à internet haut débit mais avec toutes les données dans le nuage (images, logiciels et documents bureautiques de Google, ...).

Les ChromeBooks étaient vendus entre 400 et 450€.

Acer et Samsung avaient misés sur l'aventure. Mais après quelques mois, c'est un fiasco total avec seulement 5000 machines vendues.

Il faut dire que Google se tire une balle dans le pied en sortant un appareil équipé d'un OS simplifié (ChromeOS) en décalage complet avec « son » Android version 4 devenu ultra-populaire qui se déploie partout dans le monde sur smartphones et tablettes. Il n'y a déjà plus de place pour un nouvel OS « grand public » aux côtés de Windows 7, Windows 8, MacOS, iOS et Android.

L'OS exotique ChromeOS est l'une des principale raison du fiasco des ChromeBooks , mais il y en a bien d'autres que voici :
  • Un engin plus lourd et moins transportable qu'une tablette
  • Choix de matériel bas de gamme pour réduire les couts (écran, webcam, ...)
  • Un OS simple mais jeune, non exempt de bugs
  • Peu de périphériques, problèmes de drivers
  • Limitations pour un portable : pas de lecture de DivX sur clé USB, par exemple
  • Pas de bureau, pas de données locales exploitables sans connexion Wifi ou 3G
  • Les ennuis d'un PC (encombrement, lourdeur), sans les avantages (créer des choses localement, les imprimer aisément)
  • Devoir payer rapidement pour disposer d'un espace de stockage sur le Web

Bref, Google a tiré trop vite et raté l'occasion de proposer un nouveau périphérique en mesure de ringardiser le PC à l'heure du Cloud.
Et pourtant, l'usage d'une bureautique Google mature dans le Cloud était un avantage décisif, vis à vis d'un Microsoft largement encore lié aux PC Windows sous Office, non encore migrés vers Office 365, la version du Cloud.

Cela augure de 2 choses :

1/ Le périphérique « massif » de consommation du Cloud se doit d'être désormais aussi simple qu'une tablette. En ce sens, l'Asus eePad Transformer sous Android a bien plus de succès que le ChromeBook.

2/ Le périphérique de l'usage créatif local, interagissant avec le Cloud, mais aussi connecté aux  périphériques locaux, requiert à ce jour probablement encore de puissantes fonctions locales aisées à employer. Ceci laisse une porte ouverte à Microsoft pour contrer ici Google dans l'année à venir (par chance, Apple n'est pas sur la bureautique « de masse »).

mardi 15 novembre 2011

Le lent déclin de l'empire PC WinTel

C'était prévu (notamment ici depuis 1 an), c'est désormais confirmé : les ventes de PC reculent face aux tablettes dans les pays « industrialisés ». Cette érosion approchera les 10% sur l'année 2011 au Japon, en Europe et aux Etats-Unis.
Cette baisse se fait au détriment de nouveaux appareils permettant de consommer de l'information webisée : tablettes, smartphones, … Elle se constate surtout sur le grand public car les professionnels s'équipent encore.
Les PC « stations » disparaissent, les Netbooks aussi. Les portables tiennent bons et deviendront bientôt 3 PC sur 4 encore vendus.
Seules l'Asie (avec la Chine) et l'Amérique du Sud (avec le Brésil) s'équipent encore très fortement en PC, au vu de leur croissance et du retard de leur parc. L'équipement de ces pays émergents fait paradoxalement croitre globalement de 2,3% le parc mondial de PCs sur 2011.
Aux USA, Japon et Europe, il y a eu pourtant de fortes baisses de prix en 2011, mais les consommateurs ne suivent plus.
Au niveau mondial, des constructeurs comme DELL ou Acer s'écroulent en 2011. Seuls Asus (grand public, notamment Chine), Lenovo et HP (professionnel) surnagent.
Apple continue de croitre et devient 3ème constructeur du marché PC aux USA, 4ème en Angleterre, notamment avec le MacBookAir.
Au fil des mois, le marché des tablettes vient donc inexorablement empiéter sur celui des PCs chez les particuliers d'abord, dans les entreprises ensuite.
Il est donc devenu plus qu'urgent de réfléchir aux nouveaux usages de ces tablettes, notamment l'emploi tactile de leur interface système, des applications, de l'intégration de celles-ci aux SI des entreprises, etc...
Microsoft l'a compris et redouble ses travaux de mise au point des nouveaux usages tactiles de sa nouvelle interface Metro. Car au train ou vont les choses, Metro remplacera tôt ou tard l'usage « clavier / souris » de Windows.

vendredi 4 novembre 2011

Les enjeux de Windows 8 et 9 sur les tablettes


Windows 8 sortira sur tablettes en 2012 et la version 9 ultérieurement.

Voyons dès à présent quels seront les enjeux, les avantages et inconvénients de cet OS sur tablettes, vis à vis d'Android et d'iOS qui seront alors dominants.

Avantages :
  • Profitera de l'énorme base PC installée
  • Expérience utilisateur unique entre PC et tablettes (moins de formation et de support)
  • Proposera facilement des appareils hybrides tablette tactile + clavier + souris = nouveaux PC
  • Permettra de porter facilement les développements Windows
    • la grande masse des développeurs / bidouilleurs sont actuellement sous Windows
    • les applications devront cependant évoluer dans leur mode d'installation vers un concept d'application-store
  • Support d'un Microsoft Office (Word, Excel, PPT, OutLook, …) installé localement... mais sera-t-il encore utile alors qu'Office 365 pour le Web aura du s'implanter largement ?
  • Offira l'accès aux applications professionnelles en client « lourd » local : oracle, business objects, CRM, applications financières graphiques, … ceci sera utile :
    • si ces applications ne disposent pas déjà de client web équivalent
    • si ces applications ne sont pas déjà employées via un client Citrix, lequel permet déjà d'employer ces logiciels sur iOS et Androïd.
  • Permettra aux utilisateurs de créer bien plus de contenu local que les tablettes iOS et Androïd, essentiellement faites pour lire, consulter, consommer du web
  • Support de très nombreux périphériques issus du monde PC.... si ils s'avèrent utiles sur une tablette
  • Gestion du parc avec les outils Microsoft de management des postes (inventaire, mise à jour, gestion des configurations, télédistribution, …) si le concept d'Application-Store dans le cloud ne rebat pas les cartes
  • N'aura pas à employer l'ombrageux iTunes :-) pour se synchroniser avec un PC
Inconvénients :
  • Ne profitera pas de l'énorme base installée de smartphones iOS et Android, alors utilisés comme terminaux « de poche » consommant quotidiennement du web (Les parts de marché de Windows Phone resteront encore longtemps anecdotiques)
  • Windows souffrira d'une image d'OS « ancien », conçu pour un usage local PC « d'avant le web »
  • Ne disposera pas d'un énorme Application Store bien installé, comme iOS et Android
  • Windows dispose d'un cycle de vie qui est actuellement de 3 ans entre 2 versions, celui-ci devra être largement raccourci pour soutenir la cadence « à 1 an » des concurrents, mais alors quid des versions OS sur PC qui ne peuvent soutenir un tel rythme, à cause de leur déploiement en entreprise
  • Pas de compatibilité avec les applications Windows Phone (comme il y en existe pour Android et iOS entre tablettes et smartphones), des applications qui pourtant emploieront le même look « Métro »
  • Plus lourd en terme d'OS car plus de formats, de processus multi-tâches et surtout de drivers à supporter (là ou Apple a fortement rationalisé et en tire une simplicité d'usage garantie)
  • Internet Explorer comme navigateur de choix, celui-ci sera alors en chute d'usage
  • Cout de l'OS OEM pour les constructeurs quand Android est gratuit
  • Vulnérabilité aux virus et Malwares « historiques »
  • Moins de rétribution (probable) des développeurs sur les ventes d'applications via l'Application Store


jeudi 3 novembre 2011

Demain, les surprenants cimetières numériques, mémoire de l'humanité.


A l'occasion de cette Toussaint, il nous est autorisé d'opérer une projection sur l'avenir de nos sociétés. 
De nouveaux usages des données apparaissent afin que les données d'un défunt puissent de mieux en mieux lui survivre.
Le compte Facebook, le blog, le site web, la boite aux lettres, les tweets, les photos du parent.... sont désormais tous « archivables » dans le Cloud.
De multiples sites se développent sur ce thème comme laviedapres.com, edeneo.fr, …

Désormais, lors du décès d'une personne, il devient possible de gérer en parallèle les modalités de l'inhumation physique et celles de l'archivage numérique de sa vie.

Imaginons demain.

Le corps physique sera vite incinéré et escamoté.
La mort deviendra donc essentiellement un simple processus d'« archivage » de la vie de l'être, certes, irréversible.

Les cimetières de nos ancêtres deviendront « has-been ». Déjà, de moins en moins d'ados les visitent, les cérémonies religieuses deviennent moins fréquentées. 

Il va alors se créer dans le cloud des cimetières numériques drainant ce nouveau public, des sites cimetières composés d'allées, de tombes, de fleurs... non plus de granite et chrysanthèmes, mais faites d'animations flash ou HTML 5.

A son décès, le défunt ne montera plus au ciel, il montera dans « le nuage ».

De nouvelles cérémonies seront crées, teintées de quelques artifices religieux, si besoin.

La famille et les proches (parfois lointains) se réuniront une fois l'an autour de la « tombe numérique » de l'être cher.
La communauté se retrouvera devant le « mur » web du défunt, pour chatter, revoir les photos, les vidéos, relire le blog du disparu... et réactiver le souvenir.

Cette tombe-archive aura, bien sur, été mise en forme, embellie, édulcorée, … expurgée des propos ou des photos douteuses.

Imaginons ensuite que l'on puisse fouiller via Google dans ces cimetières numériques pour y retrouver la mémoire des êtres disparus, ceux-ci devenant alors les lieux de mémoire de l'humanité, sans frontières. Aujourd'hui, seuls quelques humains écrivent leurs mémoires, dans quelques années, cela peut devenir automatique et public.

La généalogie sera simplifiée, on pourra naviguer dans les archives de nos ancêtres. Y découvrir leurs liens familiaux, mais également leurs liens amicaux, leurs communautés. Relire leurs propos, connaître leurs hobbies, consulter leur photos, les détails de leur vie, des lieux qu'ils ont visités, retrouver des amis qui les ont connus, des années après leur décès.

La mort ne sera alors plus qu'un simple arrêt d'activité numérique. Gare aux usurpateurs, aux plagiaires. Gare aux non-connectés, le royaume des cieux ne sera pas pour eux.
Gare aussi de ne pas se faire « terminer » et archiver par son entourage, si on désire se mettre en marge de la société pour vivre sous les ponts ou dans les bois. On risque de voir publier dans le nuage sa propre vie réécrite... de son vivant.

Bienvenue dans l'ère numérique.

jeudi 27 octobre 2011

Le marché actuel des OS tablettes face aux déploiements actuels et à venir en entreprise

Les parts de marché actuelles des systèmes d’exploitation des smartphones et tablettes viennent d’être analysées, notamment par Good Technology.
Les études indiquent qu’Apple est toujours leader sur l’OS des smartphones, grâce à l’iOS de l’iPhone. Mais que iOS perd cependant quelques parts de marché, face à la croissance rapide d’une large offre concurrente sous Androïd (49 à 43% iOS contre 23 à 30% Androïd).
Pour les tablettes, l’iOS d’Apple est encore plus dominant avec la croissance toujours présente et massive de l’iPad (28%). Face à ce leadership, Androïd apparaît aujourd’hui encore anecdotique comme OS de tablettes (2%).

Certains en déduisent déjà que les tablettes Androïd ne percent pas, notamment dans les entreprises car elles ne répondraient pas autant que les iPads aux usages attendus.
Mais je pense que les tablettes Androïd n’entament par les parts de marché d’Apple… car il n’y a tout simplement pas encore de vrais usages business ou éducatif des tablettes. Je veux dire, des usages qui iraient au-delà de la simple consultation des mails, du surf web, de la lecture des actualités, des jeux, ...

Car en effet, les entreprises qui s’équipent actuellement d’iPads le font encore souvent sur l’effet de mode. Elles choisissent d’abord l’iPad pour « l’objet » : son design, sa beauté, sa simplicité d’usage. Elles offrent cet objet « de standing » au collaborateur commercial, au manager, au cadre. L’iPad d’ailleurs destiné autant à sa sphère professionnelle que personnelle.
Certaines collectivités ont également déployés des iPads pour des collèges et lycées, dans le même effet de mode. Les initiateurs de ces projets étaient souvent séduits par Apple à titre privé. Ils ont souhaité équiper les collégiens ou lycéens de leur collectivité… pour en démontrer l’avance et la modernité, parfois à des fins politiques.

Ces premiers déploiements d’iPad n’ont pas tous été des succès. Notamment parce qu’ils ont été malheureusement lancés sans de vraies réflexions sur les objectifs business ou éducatif. Les usages avaient peu de valeur ajoutée. Pire, les tablettes ont été parfois employées pour singer le PC (dessin, traitement de texte, ….).

La donne va cependant changer pour le monde des tablettes dans les mois à venir.

Certaines applications d’entreprise, comme certaines applications éducatives, seront alors vraiment webisées, cloudifiées, re-designées, et enfin réellement destinées à un usage natif sur tablettes.
En parallèle, les tablettes auront démontrées un meilleur cout de possession (TCO) comme « terminal » vis-à-vis de celui du PC, du laptop ou du netbook.

Cette baisse du TCO est déjà connue. Elle sera liée à plusieurs facteurs : 
- Fabrication en masse = réduction des couts
- Banalisation du terminal = moindre interruption de l’utilisateur en cas de panne
- Mises à jour système et sécurité simplifié = utilisateur moins perturbé
- Simplicité d’usage = formation réduite
- Allumage rapide et poids réduit = usage et nomadisme accrus, usage en tous lieux
- Moins de pièces mobiles, moins de pièces tout court = maintenance quasi nulle
- Emploi d’Androïd gratuit = suppression du cout de licence Windows OEM
- Usage des formats et médias actuels (web, son, vidéo, ….) = pérennité de l’existant
- Exploitation des données des Clouds publics et privés = haute disponibilité des accès garantie, pérennité de celles-ci

Avec cette nouvelle donne, l’effet iPad et la part de marché iOS sur tablettes diminueront, qu’on le souhaite ou non. Les tablettes Androïd perceront alors inexorablement car l’usage sera là, l’expérience en développement Web et Android sera diffusée, et enfin l’offre de tablettes Androïd sera alors plus large, customisée et bien moins chère.

Notons enfin que Microsoft entrera alors dans le jeu avec des tablettes Windows 8 (... ou 9).
Celles-ci seront moins probablement moins sexy que l’iPad (qui sera en version 3), plus chères que la pléthore de tablettes Androïd sorties en 2011-2012, qui seront alors déjà en version 2. Leur seul intérêt sera la rétro-compatibilité avec l’existant de +20 ans de Windows. Cependant, on l’a vu, la rétro-compatibilité n’a guère de sens dans le monde des tablettes ou le contenu applicatif attend encore d’être créé à partir « de zéro » pour tirer parti de l’usage et donc du meilleur TCO.

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