jeudi 12 janvier 2012

Point sur les tablettes et les outils bureautiques


On a coutume de dire que les tablettes sont employées pour consulter ses mails ou consommer du Web. Que l'on prend encore un PC pour écrire une lettre ou concevoir un document. Aujourd'hui, ce n'est plus tout à fait vrai.

1/ Sur iPad

Il existe 3 logiciels très bien conçus spécifiquement pour iPad et proposés à 8€ sur l'AppleStore.
- Pages, le traitement de texte
- Numbers, le tableur
- Keynote, l'outil de présentation

Ils sont moins complets que Office, bien sur... mais embarquent tout le nécessaire pour composer des documents en déplacement, avec un écran tactile.
L'impression se fait via AirPrint, vers des imprimantes wifi compatibles (HP, Epson, …).

Microsoft travaille également au portage d’Office sur l’iPad. La version serait issue du Office déjà présent sous Mac OS X et serait vendu autour de 25 dollars.

2/ Sur Android

Il existe 3 outils qui manquent encore un peu de maturité, mais dont un test très complet a été conduit récemment par le site « frandroid » :
Comparatif des suites bureautique sur FrAndroid

Les tests ont portés sur l'ergonomie, la fiabilité de compatibilité, le format de fichier, les fonctions et outils, le mode online.

Le logiciel ThinkFree Office Pro apparait être le moins cher... mais aussi le meilleur.

- QuickOffice Pro HD (noté 5,6 / 20 – environ 15,5 €)
- Office Suite Pro 5 (noté 13,6 / 20 – environ 7,5 €)
- ThinkFree Office Pro (noté 14,4 / 20 – environ 7 €)

3/ Les suites Web

Notons qu'il est possible d'employer sur tablettes les suites bureautiques « on line » comme GoogleApps ou Office 365. Du fait que les appareils sont conçus pour être toujours connectés, en haut débit (wifi ou 3G), que le stockage local n'est guère poussé... ce sera de plus en plus envisageable.

Microsoft devrait sortir prochainement dans l'AppleStore une offre Office dans le Cloud sous le nom de OnLive Desktop. Les applications Word, Excel ou PowerPoint seront proposées en streaming avec un espace de 2 Go.


4/ La bureautique virtuelle

Et oui, on l'oublie trop souvent, mais la bureautique classique peut DEJA être employée de longue date sur tablettes, notamment avec Citrix. Il est possible de mixer virtualisation de session, d'application, … et de disposer d'un "vrai" Word ou d'un Excel qui fonctionne (dans la même session) sur un PC, repris sur un iPad, repris sur une tablette Android, en continuant d'éditer le même document.
Certes, le cout n'est plus du tout le même (infrastructure, licences)... mais la solution intéresse les entreprises notamment celles qui disposent déjà d'infrastructure Citrix. Elles peuvent alors proposer un usage « à la demande » de la bureautique Microsoft "historique", dans n'importe quelle version, et des documents associés, sur toute tablette connectée au réseau interne.

mercredi 4 janvier 2012

Le futur des nouveaux usages mobiles en entreprise, selon le Gartner


Le Gartner a publié ses 11 prédictions pour 2012, parmi celles-ci 2 concernent les nouveaux usages des postes clients en entreprise.
  • En 2016, 50 % minimum des usages messagerie se feront principalement sur un terminal mobile au lieu d'un PC. Le changement d'ici les quatres prochaines années serait spectaculaire. Ces clients mobiles seront de plus en plus divers : smartphones, tablettes petites, moyennes ou grandes, ...ceux-ci embarqueront également des fonctionnalités de chat, de visio et partage de document, lesquelles seront de plus en plus employées en entreprise.

  • En 2015, les applications développées pour smartphones et les tablettes représenteraient 80% des développements, contre alors seulement 20% pour les PC (contre à peine 1 pour 1 cette année, et une écrasante majorité du PC les années précédentes). Bien entendu, il faut comprendre que les applications PC ne disparaissent pas, elles sont maintenues, mais elles ne captent pas l'innovation. Par ailleurs, les applications web peuvent être consultées par PC et clients mobiles.
Comme on le voit, les smartphones et tablettes qui ont déjà inondés le grand public devraient pénétrer les entreprises par le biais de la messagerie et de nouvelles applications.

Pour ma part, j'aurais deux petits bémols. 

Le premier :

Pour utiliser la mobilité, encore faut-il que le travail réalisé soit « mobile » : cadres itinérants entre des bâtiments, des étages et des réunions, commercial itinérant entre clients et rdvz, technicien itinérants, ... bref, les populations qui emploient des portables et des smartphones aujourd'hui...  mais cette population n'est pas extensible.
 
Pour les 80% de personnes « postées », installées à un bureau, le PC fixe avec écran et clavier ou le terminal (avec virtualisation ou webisation des applis) gardera toute sa logique. Notamment tant qu'il permettra d'utiliser efficacement la majorité des outils bureautiques actuels.

D'où la contre-attaque que prépare Microsoft pour 2013 : utilisez nos puissantes tablettes Windows 8 lors de vos déplacements temporaire, votre mobilité... mais retrouvez votre PC (plus ou moins virtualisé) sous Windows 8, ainsi que votre Office, le reste du temps que vous passez au bureau.

Le second :

Au delà du smartphone, la tablette qui règne aujourd'hui en maître incontesté est l'iPad... lequel n'est guère connu pour s'intégrer au SI des entreprises, dominé par Microsoft, Oracle, etc.... l'iPad qui n'est pas plus connu pour se manager aisément en terme de configuration (master, mise à jour, applications, sécurité, ...) tout du moins sans Apple quelque part dans le circuit.

Android n'apporte guère de réponse plus convaincante.... Les entreprises attendront alors la venue de Microsoft pour "libérer" les usages de ces nouveaux terminaux et leurs usages au sein du SI.

Microsoft dictera alors sa loi et son tempo. Microsoft organisera forcément en parallèle une transition des usages du Windows des postes lourds et d'Office. 
Les deux logiciels étant encore la source principale de son immense revenu... lequel n'a jamais décru, rappelons-le.

jeudi 29 décembre 2011

Le Rennais Yves-François Dehéry, l’un des 4 pères fondateurs du MP3


Fin des années 80, j’ai œuvré chez Thomson R&D à Cesson Sévigné, près de Rennes. Au début des années 90 je me suis souvent rendu au CCETT juste en face. 

Le CCETT était le centre commun d’étude de télévision et télécommunication, rassemblant des compétences de France Telecom et Télédiffusion de France. Le CCETT est depuis devenu un centre de recherche FT R&D.

Le CCETT rassemblait les ingénieurs qui avaient inventés le minitel, les réseaux numériques (Transpac, Numeris). A cette époque, ils abordaient alors la télédiffusion et la télévision numérique.

Dans le cadre de ces derniers travaux, des ingénieurs étaient chargés d’étudier les nouvelles normes de compression de données, parmi eux : Yves-François Dehéry.

Cet ingénieur issu de Sup Telecom avait travaillé sur les téléphones mobiles chez FT, et œuvrait désormais dans le cadre des nouveaux standards prévus pour la télédiffusion de sons numériques visant à remplacer la FM.

Deux standards de compression s’affrontaient : l’ASPEC, développé par Thomson et l’institut de recherche Allemand Fraunhofer et Musicam, développé par le CCETT et l’IRT (Institut für Rundfunktechnik) de Munich.

Des travaux communs furent lancés dans un cadre Européen afin d’établir une norme ISO unique pour les formats de compression.

Un groupe de travail fut constitué autour de 4 meilleurs experts des organismes mentionnés ci-dessus. Le nom du groupe fut le « Moving Picture Expert Group 1 – Audio Layer 3 ». Le résultat de leurs travaux fut la définition du format connu plus tard comme MPEG 1 L III, puis MP3.

Les deux équipes ASPEC et Musicam fusionnèrent leurs expériences au sein du groupe. Ils tombèrent vite d’accord pour employer les meilleurs algorithmes des deux systèmes, notamment l’encodage entropique, la stéréo, ...

Les algorithmes MP3 développés sur fonds Européens et finalisés en 1992 furent ensuite publiés en 1993. Ils furent ensuite récupérés et optimisés dans les universités américaines, puis se répandirent rapidement dans l’industrie.

L’un des 4 représentants du groupe d’expert était donc Yves-François Dehéry du CCETT. Il est aujourd’hui devenu responsable du Licensing de la Propriété Industrielle pour TDF (TDF touchant de juteuses royalties sur le MP3).

Quand je passe aujourd’hui près de chez lui à Cesson Sévigné, près de Rennes, je ne peux m’empêcher de penser que Yves-François Dehéry, lui, ne fait pas qu’utiliser les lecteurs MP3, les iPod, les iTunes, télécharger des musiques MP3 ou consulter des sites comme Deezer... Lui, a conçu le MP3.

Il restera donc l’un des 4 pères fondateurs du MP3, le format qui depuis 15 ans a inondé l’ensemble de la musique planétaire (écouté même en orbite). Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité…

mercredi 28 décembre 2011

Skype, première activation de la couteuse arme de guerre de Microsoft

On s’en souvient à peine, mais au printemps dernier Microsoft a racheté Skype pour la somme mirobolante de 8,5 milliards de dollars.

En s’emparant du leader de la VoIP aux 700 millions d’inscrits, 150 millions d’utilisateurs actifs et 10 millions d’utilisateurs payants, Microsoft avait alors coupé l’herbe sous le pied à Google, Facebook et même Cisco.

Depuis, le silence est retombé… 

Mais ne nous y trompons pas, l’intégration du précieux outil est à l’œuvre chez Microsoft tant au niveau technique que marketing. Microsoft sortira son arme de guerre au moment opportun. 

Skype sera à terme couplé avec Windows 8, OutLook, Exchange, Lync. Il le sera bien sur avec Windows Phone mais aussi la X-Box.

Microsoft proposera des intégrations de Skype à Citrix ou Facebook dans une approche « Tous les ennemis de notre ennemi (Google) sont nos amis ».

Un premier coup de semonce de cette arme de guerre a été donné les jours derniers : Skype a été proposé gratuitement en accès wifi aux milliers de voyageurs des 50 plus grands aéroports Américains, en transit pour les fêtes de fin d’année.

L’accès wifi  a été offert pour tout PC, tablette ou smartphone sous Windows, MacOS ou iOS… en ignorant superbement tous les terminaux smartphones et tablettes sous Androïd de Google.

C’est la première réponse du berger à la bergère car Google avait lancé une offre similaire d'accès wifi gratuit sous navigateur Chrome, il y a un an. 

Seulement voilà, depuis un an, l’usage de Skype s’est encore élargi, le parc de terminaux Androïd a explosé, notamment pour les populations mobiles des aéroports…. Et ce premier coup de semonce de Microsoft contre Google fait bien plus mal.

A l'avenir, gageons que Microsoft réemploiera rapidement Skype pour porter de puissants coups à Google sur le poste client modernisé et communiquant.

mardi 27 décembre 2011

Microsoft pourrait-il abandonner le nom Windows et opter pour une gamme « X » ?



Les systèmes d’exploitation de Microsoft (Windows 8 sur PC et tablettes, Windows Phone et X-Box) se rapprochent de plus en plus.

L’éditeur a compris qu’il devait très rapidement unifier les contenus, notamment via un Market Store unique. 

Les identités des utilisateurs et clients seront partagées, les achats aussi, les applications et leur données… « faut voir ».

Une démarche cohérente que tente également Sony avec son PlayStation Network disponible sur PS3, PS Vita, sur tablettes Sony sous Android…. Et bientôt les TVs Sony ?

Mais allons plus loin… Microsoft ne devrait-il pas tenter carrément de changer de nom aussi pour ses systèmes d'exploitation ?

En effet, avec l’avènement des « tuiles » de Windows Phone reprises bientôt dans Windows 8… que deviendront les fenêtres (Windows) ? Parlera-t-on encore de fenêtres dans 2, 5 ou 10 ans ? En parle-ton encore aujourd'hui sous iOS, sous Android  ?

Le mot même de fenêtre fait déjà has-been... les applications phares que sont des Twitter, Facebook, Amazon, YouTube, etc… n’ont plus de lien direct avec la notion de fenêtre.

Quel nom Microsoft pourrait-il retenir ? Tout simplement un nom déjà présent à son catalogue, qui est encore synonyme de modernité et de succès....le « X » de X-Box.

Oui, le fameux « X » de X-Mens, de X-Files, de X-Ray, de X-Factor, etc… la lettre de l’innovation et du mystère.

Comme le souligne Larry Dignan dans l’article “Windows Phone handwringing: 'Best' product doesn't (won't) win”, les nouveaux Windows Phone auraient pu être nommés X-Phone. Ils auraient pu alors rencontrer plus de succès auprès de jeunes recherchant la nouveauté, la modernité, ... tout le contraire de la notion de Windows, rattaché au PC de « papa ».

Peut-être est-il encore temps pour ce un sursaut marketing, lequel n'est certes pas simple car il faut lâcher la proie pour l’ombre…. Lâcher une notoriété mondiale acquise auprès des entreprises pour un saut vers l’inconnu…. Fut-il un simple nom de marque.

mardi 20 décembre 2011

Mes conférences avec Bill GATES, il y a 10 ans

La rumeur a évoqué, la semaine dernière, un possible retour de Bill GATES aux affaires, à la tête de Microsoft. 

Personnellement, je pense qu'il manque aujourd'hui à la tête de la firme un homme jeune, dynamique, innovant et moderne. « En son temps », Bill GATES fut l'un de ceux là, mais c'était il y a plus de 20 ans.Aujourd'hui, il n'est plus le bon choix... d'ailleurs, il a décliné la proposition.

Depuis 2008, il se consacre aujourd'hui totalement à sa fondation humanitaire, et à la gestion de ses 56 milliards de dollars. Il pourrait rassurer les marchés, mais semble coupé de la jeune génération.

Par ailleurs, l'homme a de longue date quelques difficultés à passionner les foules en exprimant une vision et de nouveaux concepts. Il est en ce sens aux antipodes d'un Steve JOBS... et même d'un Steve BALLMER, son successeur à la tête de Microsoft, un véritable taureau sur scène, qui vulgarise les technologies en stupéfiant le public avec son tonitruant discours de bateleur de foire... un discours qui au moins laisse des traces et fait passer des messages.

J'ai eu l'occasion d'assister à trois conférences de Bill GATES au tournant des années 2000 (1 en France, 2 aux USA). Je dois dire que je n'ai retenu que de longs discours monocordes et soporifiques.

Deux petites anecdotes humoristiques reviennent à moi :
  • à Los-Angeles, en 2000, à l'issue de son discours sur .Net. Bill GATES s'adresse au public pour répondre aux questions. Un développeur Américain pose une question, Bill part à répondre d'une longue phrase, mais en s'éloignant du sujet. Le développeur se relève alors au milieu de la salle et coupe Bill GATES pour mieux préciser son point de vue et sa question... puis s'interrompt dans sa phrase. Il se retourne lentement face aux 5000 personnes du public (son image est projetée sur 3 grands écrans géants)... silence dans l'assemblée, mais que va-t-il dire ? Et là, notre homme sort, hilare : « Hey les gars, je viens de couper la parole à Bill GATES, quand même ! » (tonnerre d'applaudissements), sur scène Bill patiente, un peu géné. Le rôle de star lui fut volé par ce développeur anonyme.

  • à Paris, en 2001, se joue la Developers Conference organisée au Palais des Congrès à l'occasion (encore) de la sortie de .Net et Visual Studio « nouvelle génération ». Le programme de la journée est dense, une conférence de Bill GATES est prévue en fin de journée vers 17h00 (pour faire rester le public toute la journée). Mais ce ne fut pas une bonne idée.... une conférence « nationale », sur une seule journée, avec des développeurs de province levés à 5h00... fait que tout le monde part prendre sa veste au vestiaire, son métro puis son train du soir, même pendant un discours de Bill.
    Le speech a donc commencé, mais au bout de 30mn, devant le discours monocorde et l'heure avançant... un strapontin de l'amphi claque, puis 5, puis 20, puis 100, puis 200, etc...…. tous les rangs du fond se vident en quelques minutes, les uns profitant de l'occasion des autres. Bill GATES à son pupitre interrompt à chaque fois sa phrase, se demandant ce qui se passe avec ce brouhaha des derniers rangs.
  • Or, il ne s'agissait ici simplement de deux choses : 1/ de l'esprit « pratique et casanier  » des Français levés tôt, peu communs aux USA et 2/ de la lassitude de jeunes développeurs qui, déjà il y a 10 ans, n'étaient pas transportés par le charisme de l'homme.

    Espérons que pour les années à venir, Microsoft puisse se renouveler et trouver un CEO moderne et charismatique.



jeudi 15 décembre 2011

Samsung détrone l'iPhone en France


Ca y est, suite à sa percé depuis la rentrée, le Coréen Samsung détrone l'iPhone en France à l'approche des fêtes.

Cette victoire de la gamme Galaxy a été aidée par le buzz autour de la sortie du Galaxy Nexus, l' « iPhone 4S killer » aux formes courbées fonctionnant sous Android 4 « Ice Cream Sandwich ».

Les smartphones Samsung Galaxy se sont vendus à 300 millions d'exemplaires dans le monde ces 11 derniers mois (280 millions en 2010), dont récemment 10 millions du dernier Galaxy SII (ci-dessus) dont 1 million en France

Sur le marché national, depuis 1 an, l'iPhone stagne à 22% de parts de marché, alors que Samsung bondit quant à lui de 16 à 45% de parts de marché.

Noter que les sites de benchmarks confirment les performances des appareils Samsung.dont notamment le Nexus qui surclasse l'iPhone 4S sur la majorité des points.

Tout cela confirme donc bien le statut de leader du Coréen sur le marché des smartphones, il peut donc potentiellement espérer le devenir demain sur les tablettes, puis, pourquoi pas, des nouveaux terminaux d'accès au Cloud.

Plus les mois passent, plus la bataille de Microsoft s'annonce rude pour déboulonner les acteurs en place.



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