Ce blog a pour objet de gloser sur les évolutions de l'informatique et de mettre en perspective quelques-unes de ses actualités, notamment celles autour des postes clients...
mardi 7 février 2012
La sortie de Windows 8 peut-elle être un fiasco ?
Un article US écrit par Steven J. Vaughan-Nichols a jeté le débat récemment. Et si Windows 8 arrivant en fin d'année 2012 connaissait un fiasco comme celui de Vista ?
Windows 8 est en effet un pari, notamment pour les entreprises qui ne se lancent pas dans de couteuses migrations à la légère. Ces migrations impactent leur parc de postes, leurs équipes d'administration et exploitation, leur help-desk, ... tous basés sur un « master » standardisé avec socle et applications. Enfin la migration impacte, bien sûr, les utilisateurs et les métiers qui rencontrent alors une transition d'usage et une interruption de service.
Ainsi, les cycles de changement d'OS autrefois courts, sur 3 ans (Windows 3.1 à 95 à 98 à 2000) se sont grandement ralentis (XP à Windows 7) pour atteindre 10 ans. Il n'est pas certain que nous revenions aussi facilement à un cycle court de 3 voir 2 ans.
L'OS Windows 8 sera certes équipé (en option) de l'interface Metro, laquelle est également employée sur les smartphones sous Windows Phone et sur les potentielles tablettes Microsoft. Cependant, cette interface est novatrice, peu connue et elle doit encore percer, se faire connaitre. Surtout, elle ne sera d'aucune utilité sur un poste de bureau sans écran tactile. Ces écrans seront loin d'avoir été diffusés, y compris sur les portables et ultrabooks. Ils seront destinés à des usages aujourd'hui encore peu identifiés sur les postes « statiques ».
Par ailleurs, les développeurs devront ré-écrire leurs développements sous cette interface Metro qui diffère des standards actuels Windows ou Web, un peu comme si ils les portaient sur iPad. Ces applications devront être massivement portées ou crées, elles devront être pensées pour de nouveaux usages et bien débugguées pour promouvoir l'OS sous l'usage Metro... actuellement, nous avons encore bien du mal à les identifier.
La stabilité ? Nous avons sus que Vista était une version pas tout à fait sèche d'un nouvel OS remplacant XP. Tout le monde s'accorde à dire que Windows 7 est exceptionnellement stable et exempt de bugs. Pourquoi alors migrer ?
Autre point : la « killing application » (sous l'interface Windows ou Metro). Un vieil adage dit que l'informatique avance toujours rapidement lorsqu'il est évident qu'une application géniale ne peut s'employer QUE sur le nouvel OS, ce qui pousse le public et les entreprises à l'employer (must-have). Mais quelle sera-t-elle sous Windows 8 - Metro ? Office 15 ? Un "Super Skype" sauce Microsoft ?
Certes, nous l'avons abordé ici, le véritable attrait de Windows 8 peut être en définitive de proposer une alternative business aux usages de tablettes qui bénéficieraient alors d'applications Microsoft d'entreprise, mais cela nécessite la convergence de plusieurs points :
1/ Que l'iPad et les tablettes Android déçoivent côté application. Ce n'est pas encore le cas, des outils comme Ms CRM arrive sur iPad et Android. Idem pour Office qui doit sortir bientôt sur ces plates-formes.
2/ Que des constructeurs, et pas de second couteaux, suivent Microsoft dans l'aventure Windows 8, face à Apple et Samsung à l'insolente santé
3/ Que Windows Phone ait déjà démocratisé l'interface Metro sous Windows Phone, ce qui n'est pas vraiment le cas malgré les lourds efforts de Microsoft appuyant Nokia.
4/ Que les tablettes aient battus en brèche les PC et que l'on attende alors comme le messie un OS « de transition et de fédération » commun aux 2 périphériques. On voit que ce n'est pas le cas, les 2 usages se stabilisent en entreprise : PC pour le bureau, tablettes pour les itinérants spécifiques (sinon, gros usage domestique des tablettes). Les tablettes peuvent très bien se satisfaire d'un OS light comme iOS ou Android.... d'ailleurs, on les aime pour cela, leur rapidité, agilité.
En résumé, Microsoft doit sortir Windows 8 en fin d'année mais ne pourra pas décevoir ni sur le marché du PC, ni sur le marché des tablettes. Le risque est d'être hors course sur le second, alors qu'il peut, il doit être un succès à terme pour la firme. Les jours de Steve Ballmer seraient alors cette fois comptés.
Un scénario "à la VISTA" peut tout aussi se reproduire : Windows 8 sort fin 2012 / début 2013 pour occuper le terrain, et les entreprises migrent et déploient réellement le système Windows 9, sortant alors deux ans plus tard, quand des tablettes équipées Microsoft occuperont alors un peu plus le terrain.
jeudi 19 janvier 2012
Les ventes de tablettes doublent celles de PC, dès 2011
D'après le journal Les Echos, les tablettes ont connues une percée fulgurante en 2011.
Leurs ventes ont déjà dépassées celles des PC, en seulement 1 an.
Il s'est vendu 1,45 millions de tablettes en 2011, dont pas moins de 450 000 en décembre. Ces chiffres ne prennent en compte que les ventes aux particuliers auquel il faut rajouter +100 000 ventes aux entreprises, le parc global va prochainement atteindre les 2 millions d'unités.
En 2011, les PC quant à eux ne se sont vendus qu'à 1,24 millions d'unités, contre 1,46 en 2010.
Notons que Apple s'est taillé la part du lion dans ce volume de ventes 2011, avec l'iPad.
Notons également que la la tablette vient combler le besoin d'un autre usage que celui des PC : consommer individuellement du web dans son salon, dans sa chambre, dans les transports, ... La plupart des personnes qui achètent une tablette disposent déjà d'un PC fixe ou portable.
Le montant en valeur des ventes de tablettes en 2011 est tout aussi impressionnant. Elles se sont vendues à un prix moyen de 420€ l'unité pour un volume total de 600 millions d'euros, un montant supérieur à celui des ordinateurs portables sur la même période.
Même si l'usage de la tablette est encore grand public, la vague de fond touchera l'entreprise prochainement car tous les usages domestiques se déclinent tôt ou tard au travail (voir les smartphones en général et l'iPhone en particulier).
Pour les entreprises, c'est donc bien le moment d'anticiper la gestion de ces nouveaux périphériques, d'étudier leur connexion wifi ou 3G, leur sécurité d'accès et d'usage, de réfléchir à leur parc d'applications professionnelles tactiles (disposant d'un ROI), de prévoir les infrastructures "application-store" professionnelles.
Comptons sur Microsoft pour préparer de grosses annonces sur ce sujet en fin d'année, avec l'arrivée de Windows 8.
mardi 17 janvier 2012
Et si nos téléphones devenaient nos PC de demain ?
Qu'a-t-on besoin pour un ordinateur de bureau, aujourd'hui ?
Un bon processeur de calcul, un bon processeur graphique, de la mémoire vive, une communication bluetooth, LAN, wifi et 3G, une bonne alimentation / batterie, un bon stockage local surtout extensible dans le cloud, un système d'exploitation moderne, simple et rapide, des applications de plus en plus webisées dans le Cloud ou téléchargeables via un Application-Store, …
Mais aujourd'hui nous avons DEJA tous ces éléments dans nos téléphones, sur nos bureaux.
Il y a donc de plus en plus un doublon de technologies entre nos PCs et nos téléphones..
Le seul distingo entre PC et téléphone (en dehors de l'OS) se fait par 3 éléments liés à l'interface homme-machine :
- le grand écran 17, 19, 20 ou 22 pouces
- le clavier
- la souris
Or si ces 3 composants communiquent sans fil avec un téléphone moderne.... Il suffira de poser le téléphone sur le bureau pour afficher à l'écran d'à côté ses applications puis les utiliser sur écran tactile, ou avec un clavier et une souris sans fils.
D'autant que la majorité des usages dits "bureautiques" ne requièrent que peu de puissance de calcul, ou de puissance vidéo. Surtout si les applications sont de plus en plus utilisées de manière distante, dans le cloud.
Nous commençons à voir poindre ce phénomène : Viewsonic a présenté au CES 2012 son écran TDI2340 (photo ci-dessus) équipé d'un processeur ARM et d'une dalle Full-HD multi-capacitive (10 points). Son module WiFi permet d'employer l'écran comme affichage sans-fil du smartphone, d'interagir avec les applications et de streamer du contenu multimédia vidéo.
Un bon processeur de calcul, un bon processeur graphique, de la mémoire vive, une communication bluetooth, LAN, wifi et 3G, une bonne alimentation / batterie, un bon stockage local surtout extensible dans le cloud, un système d'exploitation moderne, simple et rapide, des applications de plus en plus webisées dans le Cloud ou téléchargeables via un Application-Store, …
Mais aujourd'hui nous avons DEJA tous ces éléments dans nos téléphones, sur nos bureaux.
Il y a donc de plus en plus un doublon de technologies entre nos PCs et nos téléphones..
Le seul distingo entre PC et téléphone (en dehors de l'OS) se fait par 3 éléments liés à l'interface homme-machine :
- le grand écran 17, 19, 20 ou 22 pouces
- le clavier
- la souris
Or si ces 3 composants communiquent sans fil avec un téléphone moderne.... Il suffira de poser le téléphone sur le bureau pour afficher à l'écran d'à côté ses applications puis les utiliser sur écran tactile, ou avec un clavier et une souris sans fils.
D'autant que la majorité des usages dits "bureautiques" ne requièrent que peu de puissance de calcul, ou de puissance vidéo. Surtout si les applications sont de plus en plus utilisées de manière distante, dans le cloud.
Nous commençons à voir poindre ce phénomène : Viewsonic a présenté au CES 2012 son écran TDI2340 (photo ci-dessus) équipé d'un processeur ARM et d'une dalle Full-HD multi-capacitive (10 points). Son module WiFi permet d'employer l'écran comme affichage sans-fil du smartphone, d'interagir avec les applications et de streamer du contenu multimédia vidéo.
jeudi 12 janvier 2012
Point sur les tablettes et les outils bureautiques
On a coutume de dire que les tablettes sont employées pour consulter ses mails ou consommer du Web. Que l'on prend encore un PC pour écrire une lettre ou concevoir un document. Aujourd'hui, ce n'est plus tout à fait vrai.
1/ Sur iPad
Il existe 3 logiciels très bien conçus spécifiquement pour iPad et proposés à 8€ sur l'AppleStore.
- Pages, le traitement de texte
- Numbers, le tableur
- Keynote, l'outil de présentation
Ils sont moins complets que Office, bien sur... mais embarquent tout le nécessaire pour composer des documents en déplacement, avec un écran tactile.
L'impression se fait via AirPrint, vers des imprimantes wifi compatibles (HP, Epson, …).
Microsoft travaille également au portage d’Office sur l’iPad. La version serait issue du Office déjà présent sous Mac OS X et serait vendu autour de 25 dollars.
2/ Sur Android
Il existe 3 outils qui manquent encore un peu de maturité, mais dont un test très complet a été conduit récemment par le site « frandroid » :
Comparatif des suites bureautique sur FrAndroid
Les tests ont portés sur l'ergonomie, la fiabilité de compatibilité, le format de fichier, les fonctions et outils, le mode online.
Le logiciel ThinkFree Office Pro apparait être le moins cher... mais aussi le meilleur.
- QuickOffice Pro HD (noté 5,6 / 20 – environ 15,5 €)
- Office Suite Pro 5 (noté 13,6 / 20 – environ 7,5 €)
- ThinkFree Office Pro (noté 14,4 / 20 – environ 7 €)
3/ Les suites Web
Notons qu'il est possible d'employer sur tablettes les suites bureautiques « on line » comme GoogleApps ou Office 365. Du fait que les appareils sont conçus pour être toujours connectés, en haut débit (wifi ou 3G), que le stockage local n'est guère poussé... ce sera de plus en plus envisageable.
Microsoft devrait sortir prochainement dans l'AppleStore une offre Office dans le Cloud sous le nom de OnLive Desktop. Les applications Word, Excel ou PowerPoint seront proposées en streaming avec un espace de 2 Go.
4/ La bureautique virtuelle
Et oui, on l'oublie trop souvent, mais la bureautique classique peut DEJA être employée de longue date sur tablettes, notamment avec Citrix. Il est possible de mixer virtualisation de session, d'application, … et de disposer d'un "vrai" Word ou d'un Excel qui fonctionne (dans la même session) sur un PC, repris sur un iPad, repris sur une tablette Android, en continuant d'éditer le même document.
Certes, le cout n'est plus du tout le même (infrastructure, licences)... mais la solution intéresse les entreprises notamment celles qui disposent déjà d'infrastructure Citrix. Elles peuvent alors proposer un usage « à la demande » de la bureautique Microsoft "historique", dans n'importe quelle version, et des documents associés, sur toute tablette connectée au réseau interne.
mercredi 4 janvier 2012
Le futur des nouveaux usages mobiles en entreprise, selon le Gartner
- En 2016, 50 % minimum des usages messagerie se feront principalement sur un terminal mobile au lieu d'un PC. Le changement d'ici les quatres prochaines années serait spectaculaire. Ces clients mobiles seront de plus en plus divers : smartphones, tablettes petites, moyennes ou grandes, ...ceux-ci embarqueront également des fonctionnalités de chat, de visio et partage de document, lesquelles seront de plus en plus employées en entreprise.
- En 2015, les applications développées pour smartphones et les tablettes représenteraient 80% des développements, contre alors seulement 20% pour les PC (contre à peine 1 pour 1 cette année, et une écrasante majorité du PC les années précédentes). Bien entendu, il faut comprendre que les applications PC ne disparaissent pas, elles sont maintenues, mais elles ne captent pas l'innovation. Par ailleurs, les applications web peuvent être consultées par PC et clients mobiles.
Comme
on le voit, les smartphones et tablettes qui ont déjà inondés le grand
public devraient pénétrer les entreprises par le biais de la
messagerie et de nouvelles applications.
Pour
ma part, j'aurais deux petits bémols.
Le premier :
Pour utiliser la mobilité, encore faut-il que le travail réalisé soit « mobile » : cadres itinérants entre des bâtiments, des étages et des réunions, commercial itinérant entre clients et rdvz, technicien itinérants, ... bref, les populations qui emploient des portables et des smartphones aujourd'hui... mais cette population n'est pas extensible.
Pour
les 80% de personnes « postées », installées à un
bureau, le PC fixe avec écran et clavier ou le terminal (avec
virtualisation ou webisation des applis) gardera toute sa logique.
Notamment tant qu'il permettra d'utiliser efficacement la majorité
des outils bureautiques actuels.
D'où
la contre-attaque que prépare Microsoft pour 2013 : utilisez nos
puissantes tablettes Windows 8 lors de vos déplacements temporaire,
votre mobilité... mais retrouvez votre PC (plus ou moins virtualisé)
sous Windows 8, ainsi que votre Office, le reste du temps que vous passez au bureau.
Le second :
Au delà du smartphone, la tablette qui règne aujourd'hui en maître incontesté est l'iPad... lequel n'est guère connu pour s'intégrer au SI des entreprises, dominé par Microsoft, Oracle, etc.... l'iPad qui n'est pas plus connu pour se manager aisément en terme de configuration (master, mise à jour, applications, sécurité, ...) tout du moins sans Apple quelque part dans le circuit.
Android n'apporte guère de réponse plus convaincante.... Les entreprises attendront alors la venue de Microsoft pour "libérer" les usages de ces nouveaux terminaux et leurs usages au sein du SI.
Microsoft dictera alors sa loi et son tempo. Microsoft organisera forcément en parallèle une transition des usages du Windows des postes lourds et d'Office.
Les deux logiciels étant encore la source principale de son immense revenu... lequel n'a jamais décru, rappelons-le.
jeudi 29 décembre 2011
Le Rennais Yves-François Dehéry, l’un des 4 pères fondateurs du MP3
Fin des années 80, j’ai
œuvré chez Thomson R&D à Cesson Sévigné, près de Rennes. Au début des
années 90 je me suis souvent rendu au CCETT juste en face.
Le CCETT était le
centre commun d’étude de télévision et télécommunication, rassemblant des
compétences de France Telecom et Télédiffusion de France. Le CCETT est depuis devenu
un centre de recherche FT R&D.
Le CCETT rassemblait les
ingénieurs qui avaient inventés le minitel, les réseaux numériques (Transpac,
Numeris). A cette époque, ils abordaient alors la télédiffusion et la télévision numérique.
Dans le cadre de ces
derniers travaux, des ingénieurs étaient chargés d’étudier les nouvelles normes
de compression de données, parmi eux : Yves-François Dehéry.
Cet ingénieur issu
de Sup Telecom avait travaillé sur les téléphones mobiles chez FT, et œuvrait désormais
dans le cadre des nouveaux standards prévus pour la télédiffusion de sons
numériques visant à remplacer la FM.
Deux standards de
compression s’affrontaient : l’ASPEC, développé par Thomson et
l’institut de recherche Allemand Fraunhofer et Musicam, développé par le CCETT
et l’IRT (Institut
für Rundfunktechnik) de Munich.
Des travaux communs furent
lancés dans un cadre Européen afin d’établir une norme ISO unique pour les
formats de compression.
Un groupe de travail
fut constitué autour de 4 meilleurs experts des organismes mentionnés
ci-dessus. Le nom du groupe fut le « Moving Picture Expert Group 1 – Audio
Layer 3 ». Le résultat de leurs travaux fut la définition du format connu
plus tard comme MPEG 1 L III, puis MP3.
Les deux équipes ASPEC
et Musicam fusionnèrent leurs expériences au sein du groupe. Ils tombèrent vite
d’accord pour employer les meilleurs algorithmes des deux systèmes, notamment
l’encodage entropique, la stéréo, ...
Les algorithmes MP3 développés
sur fonds Européens et finalisés en 1992 furent ensuite publiés en 1993. Ils
furent ensuite récupérés et optimisés dans les universités américaines, puis se
répandirent rapidement dans l’industrie.
L’un des 4
représentants du groupe d’expert était donc Yves-François Dehéry du CCETT. Il est
aujourd’hui devenu responsable du Licensing de la Propriété Industrielle pour
TDF (TDF touchant de juteuses royalties sur le MP3).
Quand
je passe aujourd’hui
près de chez lui à Cesson Sévigné, près de Rennes, je ne peux m’empêcher
de
penser que Yves-François Dehéry, lui, ne fait pas qu’utiliser les
lecteurs MP3, les iPod, les iTunes, télécharger des musiques MP3 ou
consulter des sites comme
Deezer... Lui, a conçu le MP3.
Il restera donc l’un des 4
pères fondateurs du MP3, le format qui depuis 15 ans a inondé l’ensemble de la
musique planétaire (écouté même en orbite). Un petit pas pour l’homme, un grand
pas pour l’humanité…
mercredi 28 décembre 2011
Skype, première activation de la couteuse arme de guerre de Microsoft
On s’en souvient à
peine, mais au printemps dernier Microsoft a racheté Skype pour la somme
mirobolante de 8,5 milliards de dollars.
En s’emparant du
leader de la VoIP aux 700 millions d’inscrits, 150 millions d’utilisateurs
actifs et 10 millions d’utilisateurs payants, Microsoft avait alors coupé l’herbe
sous le pied à Google, Facebook et même Cisco.
Depuis, le silence est retombé…
Mais ne nous y
trompons pas, l’intégration du précieux outil est à l’œuvre chez Microsoft tant
au niveau technique que marketing. Microsoft sortira son arme de guerre au moment opportun.
Skype sera à terme couplé avec Windows 8, OutLook, Exchange, Lync. Il le sera bien sur avec Windows Phone mais aussi la X-Box.
Microsoft proposera des intégrations de Skype à Citrix ou Facebook dans une approche « Tous les ennemis de notre ennemi (Google) sont nos amis ».
Microsoft proposera des intégrations de Skype à Citrix ou Facebook dans une approche « Tous les ennemis de notre ennemi (Google) sont nos amis ».
Un premier coup de
semonce de cette arme de guerre a été donné les jours derniers : Skype a été proposé gratuitement en accès
wifi aux milliers de voyageurs des 50 plus grands aéroports Américains, en transit pour les
fêtes de fin d’année.
L’accès wifi a été offert pour tout PC, tablette ou smartphone sous Windows,
MacOS ou iOS… en ignorant superbement tous les terminaux smartphones et
tablettes sous Androïd de Google.
C’est la première
réponse du berger à la bergère car Google avait lancé une offre similaire d'accès wifi gratuit sous
navigateur Chrome, il y a un an.
Seulement voilà, depuis un an, l’usage de Skype s’est encore élargi, le parc de
terminaux Androïd a explosé, notamment pour les populations mobiles des aéroports…. Et ce premier
coup de semonce de Microsoft contre Google fait bien plus mal.
A l'avenir, gageons que Microsoft réemploiera rapidement Skype pour porter de puissants coups à Google sur le poste client modernisé et communiquant.
A l'avenir, gageons que Microsoft réemploiera rapidement Skype pour porter de puissants coups à Google sur le poste client modernisé et communiquant.
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