jeudi 12 avril 2012

Nokia, le titanic de 2012


Nokia fut le fleuron de la téléphonie mobile : 265 millions de téléphones vendus et un CA de 35 milliards de $ en 2005, encore 40% du marché devant Motorola et Samsung en 2008, un rang de N°1 pendant 14 ans.

Nokia a opté pour un choix Microsoft en 2011 et depuis, rien ne va plus.

Le constructeur a perdu 1 milliard de $ sur 2011, son titre a chuté en bourse de 20% l'année passée, il vient à nouveau de décrocher de 21% en 2 jours.

Les moteurs sont à l'arrêt depuis plus d'un an : plus de volume, plus de marge face à Apple et Samsung qui a eux deux raflent tous les bénéfices du marché.

Fin 2011, 80% du bénéfice des smarphones sont pour l'iPhone, 15% pour Samsung, 5% pour les autres dont, quand même, de grands noms comme HTC, RIM, LG, ZTE, ... et Nokia.

La « troisième voie » de Nokia s'est entièrement basée sur Windows Phone mais elle ne décolle malheureusement pas.

Pourtant, Microsoft a déboursé 1 milliard de dollars en 2011 pour éviter que Nokia n'opte pour Androïd, tout en abandonnant Symbian, son OS maison simple mais dépassé.

Depuis, la part de marché de Nokia fond inexorablement de mois en mois.

Les ventes du (bon) smartphone Nokia Lumia ont été de 3 millions ces derniers mois, montrant un certain succès d'estime... mais l'iPhone 4S, lui, s'est vendu à 4 millions d'exemplaires son premier week-end.

La sortie de Windows Phone 8 l'automne prochain était attendue par Nokia pour satelliser l'émergence de ses smartphones, elle risque d'arriver trop tard.

Car 2012 n'est pas finie... l'année va connaître la sortie du Galaxy S3 cet été et de l'iPhone 5 à l'automne, sans compter la concurrence de RIM qui va jouer la survie du BlackBerry en le bradant.

Bref, il aura suffit d'un changement de monde (celui du téléphone "voix" vers celui du smartphone) pour que le géant Finlandais, réputé insubmersible, connaisse un naufrage brutal dont on voit désormais mal comment il pourra être enrayé, tant la brèche prend l'eau.

mardi 10 avril 2012

Xavier NIEL, le Steve JOBS Français ?


Xavier NIEL, le patron de l'opérateur Free, est parfois affublé du surnom de Steve JOBS Français pour ses côtés technophile, innovateur sur les usages utilisateur ou champion de la communication.

Ce comparatif ne lui déplait pas, NIEL porte un culte à Steve JOBS depuis qu'il l'a rencontré à 18 ans au tout début de sa carrière, au SICOB de Paris.
Au quotidien, Xavier NIEL ne se sépare d'ailleurs jamais de son iPhone 4S ou de son Mac Book Air.
Comme « feu » le patron d'Apple, ce boss charismatique vêtu de jeans se plait également à débattre avec ses équipes de jeunes développeurs Linux et raille les voitures avec chauffeurs de ses concurrents, patrons du CAC 40.

Un autre trait le rapproche de Steve JOBS : la fortune grandissante du self-made-man.

Xavier NIEL est en effet le seul patron de l'IT classé dans les grandes fortunes de France.
Avec ses 3,4 milliards d'euros, il émarge au 12ème rang du classement Challenges, les autres étant très, très loin derrière, vers et au delà de la centième place.

Pas mal du tout pour ce natif de Créteil (en 1967), fils d'un juriste et d'une expert-comptable qui débuta sa carrière par des développements sur Minitel dans les années 80 lesquels ont donnés 36 15 ULLA ou 36 17 ANNU le premier annuaire inversé, âprement combattu par France Telecom.

Cet homme qui vaut donc (plus de) 3 milliards... pèse aussi désormais 3 millions.

3 millions d'abonnés à l'offre FreeMobile lancée il y a seulement 3 mois, début janvier 2012 à prix cassés.

3 millions d'abonnés mobiles, à ajouter aux 4,8 millions d'abonnés à l'accès Internet Free, qui disposent de la fameuse FreeBox.

Et NIEL ne s'arrêtera pas là, il entend doubler son chiffre d'affaires d'ici 2015, envisage d'ouvrir des boutiques « en dur », se diversifie en achetant (avec 2 acolytes) le journal Le Monde ou en rachetant les droits de la chanson mythique « Comme d'Habitude ».

OK, ok, … Style, fortune et coups d'éclats, … mais quelles innovations ? Free est parfois critiqué pour la réalité de celles-ci.

Ancien abonné Alice et j'ai naturellement migré vers Free ce début d'année 2012. Je dois dire que l'innovation de Free n'est pas un vain mot.

Quel autre opérateur propose à ses clients un abonnement mobile pour 0€, idéal pour les jeunes enfants et les personnes âgées, que l'on peut équiper d'excellents téléphones à bas cout et à la très longue autonomie (exemple : Samsung E1050 débloqué, 19€).

Quelles sont les innovations utilisateur de la FreeBox, au delà de son beau design signé Philippe Starck ? en voici par exemple quelques unes :
  • Consulter un programme TV Free interactif via le Web depuis les transports, y sélectionner une émission et en programmer alors l'enregistrement chez soi, dans sa FreeBox, mais à distance,
  • Utiliser sa BoxTV comme plate-forme lecture photo-vidéo (BlueRay) de salon, employer des jeux avancés (manette PS), surfer sur le web, ... tout en utilisant l'autre Box ADSL comme serveur NAS de 250 Go, utilisable depuis tout PC, portable ou tablette, en LAN ou Wi-Fi,
  • Utiliser la télécommande gyroscopique à ondes radios,
  • Regarder un film, sélectionner « info », et lire alors les informations du film récupérées directement depuis le site de Allociné (affiche, résumé, acteurs, …)
Alors pourquoi les grands opérateurs du marché n'ont-ils pas pensés et proposés ces fonctions avant les équipes de Xavier NIEL chez Free ? Des fonctions qui satisfont les clients lesquels deviennent alors des fidèles de la marque.

C'est sans doute ce qui fait bien la différence entre celui qui anticipe les attentes des clients et innove pour y répondre... et les autres, qui ne font alors que le suivre.

Bref, fort de cette croissance, de cette innovation, de ce cash, de ces millions de clients, …. attendons nous à voir Xavier NIEL et Free apparaître un jour prochain plus avant sur la scène de l'informatique en France sur les réseaux, sur le contenu, sur les datacenters, … là où il y aura des demandes à satisfaire chez les utilisateurs.

jeudi 5 avril 2012

Jean-Marie HULLOT, le chercheur Français méconnu qui a pensé l’iPhone


Aujourd'hui, le monde entier utilise l'iPhone d'Apple, de Paris à Los Angeles, de New-York à Sydney, de Buenos-Aires à Moscou. Mais très peu de personnes savent que l'iPhone a été imaginé par un discret chercheur Français au début des années 2000 : Jean-Marie HULLOT.

Voici donc l'histoire de la genèse de l'iPhone...

Fin des années 80 et début des années 90, j’œuvre alors dans 2 startups en relation avec l’université d’Orsay et son LRI et l’INRIA, les foyers de l'innovation informatique Française.
La star de ce petit monde est Jean-Marie HULLOT, le chercheur Français de Normal Sup’ et de la Fac d’Orsay. 
Il a le privilège d'être recruté par Steve JOBS lui-même, le « wonderboy », l'inventeur passionné du génial Apple Macintosh. En effet, Jean-Marie lui a montré ses travaux lors d'une visite chez Apple en Californie et... Steve JOBS l'a rattrapé sur le parking.

Peu après, Steve JOBS est débarqué d’Apple, mais il choisit de relancer son aventure personnelle avec la machine NeXT et son OS NeXTSTEP. Il y entraine son frenchie, qu’il vient de recruter.

Chez NeXT, Jean-Marie HULLOT crée l'outil mythique « InterfaceBuilder », logiciel très novateur de conception graphique d’applications, wysiwyg et orienté objets. Un outil révolutionnaire dont les descendants servent encore aujourd’hui à construire les applications MacOS et iOS.

Suite au flop malheureux de NeXT, pourtant très en avance sur son temps (voir autres articles), Steve JOBS dissout ses équipes puis crée Pixar le fameux studio d'images numériques, en rachetant le studio de LucasFilm, qu'il rebooste avec le succès que l'on sait.

Puis, suite à la déconfiture de la marque à la pomme, Steve JOBS est rappelé à la Direction d’Apple en 1996 qu’il relançe immédiatement par ses idées et son charisme.

4 ans plus tard, au début des années 2000, Steve JOBS croise à nouveau Jean-Marie HULLOT à Paris, il le réembauche de suite.

Jean-Marie HULLOT souffle alors l’idée à Steve JOBS d’investir le monde des téléphones mobiles. Il lui indique en effet que ces téléphones sont tous compliqués, que le monde entier attend des téléphones portables qui seraient simples d’usage, et que les téléphones sont le futur de l’informatique.

Steve JOBS convaincu lui donne alors carte blanche.

En 2001, il nomme Jean-Marie HULLOT Directeur Technique des Applications Apple et Vice-Président de la Division Mobile d’Apple (rien que çà ! certes, Apple n'était pas encore l'entreprise monstre d'aujourd'hui). 

Steve l’autorise à monter une cellule secrète de développement à Paris où il mettra au point les synchronisations de carnet d’adresse et d’agenda du mystérieux futur téléphone.

En 2005, les développements de l’iPhone sont bien avancés et les équipes sont alors centralisées aux Etats-Unis. Le Frenchie Jean-Marie HULLOT ne suivra pas son mentor cette fois, il préférera alors rester en France.

La suite, vous la connaissez, peu de temps après, l’iPhone d’Apple sort en 2007, c’est alors un extraordinaire succès mondial qui ne s'est pas démenti depuis 5 ans.

Jean-Marie Hullot a depuis retrouvé l'anonymat et créé Fotopedia, l’encyclopédie de photos en ligne.

Depuis, il ne fait pas qu'utiliser l'un des mythiques 150 millions d'iPhones.... lui, il l'a inspiré.

mardi 3 avril 2012

Etude IDC 2010-2016 : doublement des terminaux, Androïd superstar et 10% de tablettes


Les terminaux connectés à internet (PC, tablettes et smartphones) approcheront le milliard dès cette année 2012. En 2016, le parc de ces terminaux aura doublé vis à vis de 2010.

En 2016, les parts de marché du PC ne représenteront plus alors que le quart des terminaux présents, contre 36% aujourd'hui.

L'explosion des smartphones va se poursuivre, un domaine ou le couple Windows + Intel x86 (WinTel) se fera distancer.

Les courbes de volume PC / smartphones se sont croisées l'année dernière, mais le volume de smartphones sera la double de celui du PC en 2016.

Cette forte croissance des smartphones viendra surtout des marchés des pays émergents Asie, Pacifique, dont l'Inde ou la Chine, où ces smartphones serviront d'unique appareil connecté à internet, les usagers ne disposant pas de coûteux PCs ou Laptops équipés de Windows.

Apple va continuera de croitre un peu sur les smartphones dans les "riches", mais Androïd poursuivra fortement son extension, due à la diffusion continue de ses terminaux à bas couts pour pays émergents.

Concernant les tablettes, dont 70 millions d'unités ont été vendues en 2011, IDC pense qu'il s'en vendra 100 millions en 2012, mais pas plus de 200 millions en 2016 et prévoit donc un plafond des tablettes à seulement 10% du marché des terminaux.

La croissance des tablettes serait donc bien circonscrite à certains types d'usages domestiques ou professionnels, une niche, située entre le PC et le smartphone. Un périmètre précis couvrant donc seulement 10% des usages, qui se dessine déjà dès 2012, et que les tablettes Windows 8 vont certes tenter d'élargir.

lundi 2 avril 2012

Google, les maigres revenus actuels d'Androïd



Google active 850 000 smartphones et tablettes sous Androïd par jour et le parc a passé les 200 millions d'unités fin 2011.

Paradoxalement, ce succès vertigineux n'apporte actuellement que très peu d'argent à Google.
En effet, Androïd est utilisé librement par tous les constructeurs et, en 4 ans de 2008 à 2011, Androïd n'a rapporté à Google que 550 millions de dollars, soit 10 $ par appareil.

Les 3 magasins "Application-Market" de Apple, Amazon et Goongle ont été comparés sur 11 millions d'utilisateurs actifs, et sur les applications les plus populaires.
Pour 1$ de revenu généré par Apple, Amazon en génère 90c, mais Google seulement 23c.

Pire, Androïd tient les 2/3 de ses revenus applicatifs, à des applications proposées sous l'iOS d'Apple.
La seule application GoogleMaps pour iOS rapporte à Google quatre fois plus que son OS Androïd.

Des revenus Google issus de iOS qu'Apple tente d'ailleurs de couper de plus en plus pour assécher son concurrent, en remplaçant par exemple le moteur GoogleMaps dans son système de localisation de photos iPhoto (d'ailleurs devenu moins précis).

Bref, Androïd, l'OS qui deviendra plus diffusé que Windows dans quelques mois, a donc bel et bien un talon d'achille : le modeste revenu qu'il génère.

Ce point est cependant à mettre en perspective, car la cible de Google, reste toujours le revenu publicitaire autour des recherches et des trafics générés, fondé sur l'analyse ciblée d'une population d'utilisateurs et sa revente à une autre population d'annonceurs.

Or, sous Android, tout est fait dans pour maximiser cet objectif : recherche Google, compte Google, mail Google, applications Google, … avec au final, publicités analysées, contrôlées et payées à Google, donc indépendamment de l'OS lui-même ou du revenu des applications.

vendredi 30 mars 2012

Chrome OS, Google persiste en préparant Chrome OS « Daisy » pour ARM

 

L'OS de Google Androïd rencontre un succès planétaire et les analystes prédisent déjà son dépassement de Windows, en base installée mondiale, à l'horizon 2016.

Malgré ce succès, Google persiste a préparer son autre système d'exploitation ChromeOS pour machines post-PC et post-Laptop Windows, connectées au Cloud. 

Le géant de Mountain-View prépare une version spécifiquement adaptée aux machines professionnelles non Intel, sous processeur ARM. Cette version "Chrome OS on ARM" (ChrOA ?) va sortir mi 2012, elle répond au nom de code de « Daisy » (Marguerite).

L'OS répond au portage en cours de Windows 8 sur ARM (WOA) a destination des laptops. Google sortant ici pour cettes plateformes un OS un peu plus « professionnel » qu'Androïd, bien que pourtant basé comme lui sur un noyau Linux.

Sony et Samsung préparent déjà leurs premières machines sous Chrome OS ARM. Ces machines disposent de CPU Cortex ou Exynos à 2 Ghz double-coeur (ce dernier est 3 fois plus rapide que le dernier iPad), Wifi, 3G, USB, HDMI, port Ethernet, video 2 560 x 1 600, 800 grammes, 7 heures d'autonomie,… elles évolueront vers les puces Tegra 2 et 3 de Nvidia.
Ces machines ChromeOS sont des terminaux prévus pour fonctionner quasi intégralement en connexion Cloud, via Wifi ou 3G.

Les applications et les données ne sont pas locales mais se trouvent sur le Cloud de Google. Plus de délai de boot, plus de sauvegarde, des machines interchangeables car dépourvues de données locales, … mais, bien sûr, aucun travail local si il n'y a pas de liaison Internet.

Le bureau est nommé « Aura » (voir photo ci-dessus), il est de facture très classique avec fenêtres, icônes, dossiers, … de type Windows. Un comble quand Microsoft va de son côté tenter d'entrainer ses utilisateurs vers l'interface à tuiles « Metro » qui, proposée sous Windows 8, révolutionnera les usages pour tablettes comme pour PC. 

Bien entendu, l'usage de ChromeOS tourne aussi beaucoup autour de... Chrome, le navigateur vedette de Google.

Bref, toutes ces ARM(es) de guerre de Google sont destinées à mieux contrer le haut de gamme des Netbooks et tablettes « de classe iPad » et surtout les futurs laptop et tablettes Windows 8 qui eux, ne tourneront pas sous un OS Windows Phone, le concurrent d'Androïd sur Smartphones et tablettes.

mercredi 28 mars 2012

IBM, l'éléphant à l'éternelle jeunesse


A mes débuts dans l'informatique, fin des années 80, mon premier patron Ion FILOTTI (ancien maitre de conférences à Berkeley puis au labo de recherche informatique d'Orsay) me dit une phrase que j'ai toujours gardé en mémoire : « Sache que dans 100 ans, nul ne sait de quoi l'informatique sera faite, ni à quoi elle ressemblera, mais une chose est sure : IBM sera toujours là ».

30 ans plus tard, cette maxime tient toujours car IBM a fêté ses 100 ans l'année passée en 2011 et est très bien parti pour vivre encore 70 ans, sinon un siècle, et ce à la différence de beaucoup de ses concurrents.

Pour toucher l'aspect intemporel de la firme, rappelons nous que le slogan « Think » d'IBM (réemployé dans ThinkPad) est utilisé depuis 1915, (à l'époque des premiers avions en bois et haubans) et que son logo actuel existe depuis 1965 (à l'époque de la TV noir et blanc, des premiers astronautes). Le cycle de vie de la firme n'est vraiment pas celui des gadgets à la mode aux concepts fumeux qui sombrent dans l'oubli après deux ans.

En 2012, 101 ans après sa genèse, IBM est donc toujours en bonne santé et flatte ses actionnaires.

Sa capitalisation actuelle est de 233 milliards de $, ses revenus 2011 furent de 107 milliards de $ et ont généré un bénéfice par action de 13,44$, en hausse de 15%, avec une cible de 20$ par action en 2015.
En 2011, pas moins de 18,5 milliards de $ de dividendes ont été reversés aux actionnaires, comme IBM le fait d'ailleurs très régulièrement... ce, alors que l'on voit un Apple leur verser leurs premiers dividendes depuis +15 ans. Cette cash-machine attire de nombreux investisseurs fidèles, comme le milliardaire Américain Warren Buffet qui a acquis récemment 5,5% d'IBM.

Fort de cette manne régulière, IBM investit constamment dans la recherche et dépose des milliers de brevets par an. Les armées de chercheurs IBM ont donné 5 prix Nobel, notamment sur le microscope à effet tunnel, ou la supraconductivité. Et le géant ne faiblit pas, bien au contraire, en 2011, IBM a battu un record et a déposé 6000 brevets dans l'année en battant tous ses concurrents pour la 19ème année consécutive (y compris le fougueux géant Coréen Samsung). 

IBM vient d'ailleurs de revendre 750 de ses dizaines de milliers de brevets à Facebook, des brevets liés à la publicité, à la confidentialité, à la messagerie et au réseau.
Le pauvre Facebook ne disposait en interne que de... 56 brevets déposés par ses soins au cours de son histoire ! Google avait également acquis 217 brevets à IBM il y a quelques mois.

Après avoir consacré 63 milliards de $ dans la recherche ces 10 dernières années, IBM veut encore investir 35 milliards sur cinq ans. IBM prépare, voir crée donc constamment l'avenir.

Parmi les dernières innovations d'IBM, susceptibles de bouleverser les fondamentaux même de l'informatique, figure l'ordinateur quantique. Au vu de l'avancée des travaux actuels, celui-ci verrait le jour dans 15 ans, peut être 10. 
Avec sa puissance gigantesque, il ouvrira la voie aux applications prédictives : météo, santé, sécurité.
Actuellement les plus puissants ordinateurs travaillent avec des nombres de 150 chiffres. Pour qu'ils décryptent un nombre à mille chiffres, tous les ordinateurs du monde devrait se réunir et travailler de concert. Avec l'ordinateur quantique, un seul exemplaire pourrait le faire en quelques heures.

Enfin, pour préparer le futur, IBM s'implante également à différents endroits du monde en émergence et crée par exemple un centre d’innovation technologique à Nairobi, au Kenya dans le cadre de son plan Stratégie pour l’Afrique en 2012. L'objectif y est de piloter et gérer la fourniture d’eau, les interventions d’urgence, la collecte des ordures, le trafic routier , ... de manière optimisée avec les systèmes IBM. A terme de transformer Nairobi en une ville plus intelligente que bien de nos villes occidentales. 


Bref, en suivant cette philosophie gagnante, dans 100 ans, l'éléphant de 200 ans sera encore tout aussi juvénile et innovant.

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