mardi 24 mai 2011

Human Time Navigator

Les 2 chercheurs Graham Bell et Jim Gemmel, anciens de Microsoft, ont lancé le projet MyLifeBits visant à réaliser une sauvegarde numérisée complète de sa propre vie, accessible à tous dans moins de 10 ans.

L'un s'est équipé de capteurs présents dans des objets usuels, ou fixés à sa propre peau. Il numérise aussi tous les documents personnels qu'il côtoie (notes, photos, factures, échanges, …). L'autre écrit dans un livre la théorie et la portée du projet.

Les auteurs qualifient leur projet de « Total Recall », du nom du célèbre film ou il est possible de voyager dans sa conscience et changer ses souvenirs. Moi, je le qualifierais plutôt de « Human Time Navigator » : proposer un backup continu de son passé dans lequel on navigue.

C'est certes inquiétant, on imagine la police ou les RG lisant votre alibi des derniers temps, mais ce n'est pas si révolutionnaire.

En effet, on laisse déjà des traces numériques partout autour de nous et notamment via les outils web 2.0 : messagerie, réseaux sociaux, forums, CV, parcours scolaire, carrière pro, blogs, sites web, photos publiées avec date et localisation de leur prise. Un système expert peut déjà relever tous vos éléments publiés, vos propos, et re-construire (en reverse engineering) votre histoire, vos idées, votre pensée, dans les grandes lignes.

Nous sommes donc mortels, mais notre histoire, elle, nous survivra donc de manière publique grâce aux traces numériques laissées derrière nous involontairement, ou organisées en archive.

Gardons cependant à l'esprit que nos rencontres, nos actions, nos actes marqueront encore longtemps les esprits et les souvenirs de nos proches et congénères, bien plus que l'empilage futile de nos petits gestes numériques du quotidien.

mercredi 18 mai 2011

L'arrivée des ChromeBooks en France

Les premiers « Chromebooks » de Google arrivent le 15 juin en France, proposés par Samsung et Acer.

Pour 28 $ / mois, Google proposera un pack entreprises comprenant le portable, le logiciel et le support technique (l'accès 3G étant en sus, pour environ 20$ / mois). Ces contrats de 3 ans permettront de swapper les postes défectueux ou en fin de vie. Les mises à jour et la maintenance sont donc incluses aux prix d'achat.

L'OS est ChromeOS, qui se réduit essentiellement à un navigateur avancé.
Les applications sont celles de Google (GMail, GoogleApps, ...), hébergées dans le Cloud, avec leurs données.
Le Cloud étant redondé sur plusieurs site, la sauvegarde des données est plus sûres que sur un poste que l'on peut casser ou se faire voler. Par ailleurs, les virus et malware sont mieux maitrisés.
Pour les applications d'entreprise, il ne semblait pas évident d'en disposer... mais Citrix propose déjà sur la plateforme sa technologie (Citrix Receiver) employant le streaming.
Le poste sous ChromeOS pourra gérer les clés USB, les cartes SD et l''impression locale sera gérée par Google Print

Les seuls points qui peuvent poser débat sont :
  • Peut-on confier ses données d'entreprise a Google ? (mais bon, des solutions Cloud comme SalesForce héberge bien avec succès les données CRM de milliers d'entreprise, les outils 2.0 le font aussi de plus en plus)
  • Doit craindre le S.P.O.F. du lien Internet qui, si il tombe, fait s'arrêter l'entreprise (là encore, ces liens sont de plus en plus sûrs et redondés car aujourd'hui et demain, sans accès web, va-t-on réellement continuer à pouvoir travailler ?)
Pour résumer, ces ChromeBook seront des postes allégés avec maintenance incluse. Ils ne sont pas destinés au utilisateurs avancés de bureautique, aux monteurs photo, vidéo, … mais aux utilisateurs faisant un usage basique de la micro pour lesquels le TCO du poste peut être drastiquement revu.
En ce sens, ils vont se partager le marché de l'alternative PC des « consuméristes Web » (en usage privé ou entreprise) avec les iPad.

mercredi 11 mai 2011

App-V rencontre enfin son public, mais pas forcément celui espéré


Il y a quelques années, la solution Softricity rencontra un certain succès sur le domaine novateur de la virtualisation d'applications. Elle fut alors racheté par Microsoft et pris le nom de Softgrid.
Réservé aux clients en software assurance (dans le « cadeau bonux » de celle-ci, nommé MDOP) elle fut un peu rangé au placard. 
Elle pris alors le 3ème nom de App-V (Application Virtualization)
La solution est encore méconnue, pourtant, son intérêt novateur est indéniable. 
Grâce à App-V, les applications ne sont plus installées en dur sur l'OS, dans le système avec DLL et modification de registre, mais dans une bulle isolée de celui-ci.
Chaque application peut alors être dans sa bulle, ou plusieurs d'entres-elles packagées dans une seule bulle.
On peut alors disposer sur le même OS de versions incompatibles entre elles (ex : N versions d'Office, de client Oracle ou BO). On peut aussi packager des couples d'applications comme une application métier et SA version d'Office.

Ces bulles peuvent se déployer sur des agents fonctionnant sur les postes.
Le packaging (ont dit ici séquencage) vient alors un peu concurrencer le traditionnel packaging MSI, mais en le simplifiant grandement. Car l'application se « télédistribue » d'elle-même à la demande, en streaming, et évite des infrastructure type SCCM ou LanDesk (même si App-V se couple à ces environnements pour le contrôle des inventaires et des opérations).

Mais ce qui a remis cette excellente solution sur le devant de la scène est une bonne décision stratégique de Microsoft visant à l'imposer au coeur des solutions de publication ou de VDI. 

Microsoft a en effet offert la licence App-V aux détenteurs de CALs TSE/RDS (publication d'applications Microsoft) ou de détenteurs de solutions Citrix XenApp.
Or, dans ces environnements la solution prend tout son sens !

En effet, combien de fermes Citrix disposaient de batteries de serveurs où certains serveurs étaient dédiés à 1 ou 2 applications, incompatibles avec les autres. Certaines applications nécessitaient une intégration et une validation de fonctionnement rendue ardue du au fait qu'elle sont installées sur un noyau serveur sensible, avec d'autres applications (certaines, aux installations d'autant plus revêches et exotiques qu'elles dataient de 10 ans).
Avec App-V, plus de problème !
Il suffit de définir une image master serveur Citrix "propre", puis d'installer les applications dessus chacune dans des bulles App-V.
L'agilité du système devient alors maximum.
Les performances sont toujours au rendez-vous.
Les applications se provisionnent alors par profil de populations métier, on peut en modifier les versions très fréquemment et les mettre à disposition sur les serveurs. On peut aussi, de la même manière, patcher et monter les versions de serveur dont le socle est propre car rendu indépendant des applications.

J'ai récemment vu un client réaliser les packages applicatifs en quelques jours et réduire de moitié les serveurs de sa ferme Citrix, avec cette solution.... devenue donc gratuite pour les clients TSE/RDS/Citrix.
App-V est une solution puissante, souple au ROI imparable en TSE/RDS/Citrix.... certes avec un concurrent (payant) ThinApp de VMware (voir plus loin).
App-V dans ce contexte, rencontre donc enfin un succès grandisant en environnement RDS / Citrix XenApp.

Car par ailleurs, App-V peut s'employer sur les postes clients. Il est alors possible de « descendre » un package applicatif dans la bulle via un agent sur le poste. On peut alors mettre à jour aisément l'application en vidant sa bulle pour y descendre une nouvelle version.... et de faire fonctionner l'application en local, en mode déconnecté (ce dernier mode de fonctionnement "poste" reste cependant lié à la software assurance sur l'OS du poste).

La solution concurrente (payante) évoquée est donc Vmware ThinApp. Celle-ci fonctionne un peu différemment. D'abord, elle ne nécessite pas d'agent (sur Citrix ou le poste), ce qui lui permet de fonctionner sur clé USB. Elle apporte également quelques réponses différentes à des problèmes de compatibilité OS, etc...
Mais reste 2 soucis : Vmware ne propose pas de solution de publication comme TSE/RDS/XenApp et alors que les relations Microsoft/Citrix sont synergiques, les relations Microsoft/VMware sont en guerre frontale. On peut aisément imaginer que, dans l'avenir, se multiplient les finesses de fonctionnement des OS et applications Microsoft avec App-V sur environnement publié... et autant de chausses trappes créées pour ThinApp. 

Car, ne nous y trompons pas, la virtualisation d'application pour le poste, pour RDS/XenApp ou pour le Cloud est la solution de demain.
En effet, autant il est difficile d'imaginer un Cloud gérant ou télédistribuant des applications via un lourd SCCM, couplé à des AD.... autant on peut aisément imaginer des bulles synchronisées avec le Cloud pour mettre à jour des postes. Lorsque l'on voit le succès des iPhones ou iPad qui synchronisent leurs millions d'applications en montée de version, tous les jours... ou des DropBox qui synchronisent leur documents silencieusement sur un parc de poste, on ne peut qu'en être vite convaincus.

mardi 10 mai 2011

Une pomme à 150 milliards de dollars US

Nous avons tous lus que Apple devenait cette semaine la marque la plus puissante du monde, avec 150 milliards de dollars de capitalisation, dépassant Google, et laissant loin Facebook.

Quelle envolée ! C'est une progression de 850% sur 5 ans et de 80% sur l'année 2010.

Beau succès, donc, pour cette firme moribonde à la fin de années 90, revenue au zénith 15 ans plus tard.

Mais au fait, 150 milliards de dollars, c'est abstrait. Cela représente quoi ? Prêtons nous à l'exercice...

150 milliards de dollars c'est en gros :
  • Le PIB de la Région Rhône-Alpes, 2ème région de France
  • Le PIB de la mégapole d'Istanbul, 30ème ville du monde
  • Le PIB d'Israël, du Pérou, de l'Argentine, du Venezuela ou de la Finlande
  • Les dettes cumulées des pays du tiers monde
  • Le budget du système judiciaire américain (juges, police, prisons)
  • Les salaires et charges de la production automobile aux USA
  • Le coût du stress aux états-unis (absentéisme, perte de production, dépenses médicales)
  • Le coût probable des réparations des séismes et tsunami Japonais de 2011
  • Le coût de l'ouragan Katrina aux USA
  • Les pertes pour les investisseurs, lors du crash des subprimes de 2007
  • Le budget demandé par le FMI pour venir en aide aux pays touchés par la crise
  • La fortune estimée de la famille Kadhafi
  • Le déficit d'un mois des Etats-Unis
  • Le déficit d'un an de la France

lundi 9 mai 2011

Le PC jetable

Mieux que le PV virtualisé, le PC jetable !


L'Anglais David Brabe a récemment créé le "Raspberry Pi", un micro ordinateur au prix et à la taille d'une clé USB.

Le prix visé est de 25$ (18€), le prix d'une grosse clé USB ou une cartouche d'encre... bref, de l'ordre du jetable.

Ce "PC" tourne sous Linux Ubuntu 9.
Il dispose d'un processeur ARM 11 à 700MHz, 128Mo de SDRAM, un port HDMI. Il les vidéos HD, la 3D. Il dispose enfin d'un port USB et peut donc se voir connecter un appareil photo.

Non seulement le PC (terminal) devient virtualisé pour accéder au Cloud... mais il peut donc aussi devenir miniaturisé, dématérialisé et jetable.

Son règne est donc attaqué sur le concept, l'OS, la taille et la valeur.

mardi 3 mai 2011

Le marché des OS

L'actualité sur le marché des Operating Systems est intéressante à regarder.


http://www.netmarketshare.com/os-market-share.aspx?qprid=11


On y lit que Windows XP décroit petit à petit, mais lentement : 10 à 12% en 1 an, mais reste largement dominant avec encore plus de 53% du marché.

Que Vista a perdu 5% de sa position maximum de 15% (échec connu).

Que Windows 7 a gagné 12% en 1 an et dépasse les 25% (après 1 an 1/2).

A ce train là, les courbes de XP et Windows 7 se croiseront dans 2 ans... à l'époque de Windows 8.

Nous risquons donc de voir sortir un OS en version N+3 (Windows 8), alors que l'OS Windows XP sorti en 2001 (13 ans d'âge) sera encore bien présent dans le paysage.

Certes, la concurrence est bien entendu peu présente.... mais cela fait (fera) désordre.

mercredi 20 avril 2011

Réussir sa migration messagerie concurrentielle vers Ms Exchange


Pour réussir son projet de migration messagerie concurrentielle, il faut bien s'organiser et surtout ne pas omettre certaines phases du projet. En effet, la mise en œuvre opérationnelle de la nouvelle infrastructure messagerie (souvent pensée comme « le projet ») peut au final ne représenter que 20% du projet. Celui-ci couvre souvent, à 80%, une migration orchestrée, monitorée et procédurée des logiciels clients, des données d'archives et des habitudes.


1. Définir les spécifications

Dans une premier temps, il convient d'étudier l'existant en terme de messagerie, mais aussi de système d'annuaire, de réseau (WAN, LAN, accès extérieurs entrant/sortant), de poste client et de données.
Ensuite, il sera défini l'architecture générale ou plutôt les différentes options.
Celle-ci sont souvent liées à différentes architectures ActiveDirectory, comme disposer d'une forêt de ressources.
Elles sont liés à la centralisation/décentralisation, la haute disponibilité attendues (cluster, redondance, PRA) et aux disposition des données (SAN, réplication, sauvegardes).
Sont également étudiées et retenues la solution de monitoring de la plate-forme cible, comme SCOM ainsi que les solutions périphérique liées aux flux et à la sécurité : proxy applicatif, passerelle filtrées, autorité de certification, solution d'accès des smartphones et blackberry.
Les aspects de virtualisation des systèmes de messagerie sont validés à ce stade, soit Hyper-V soit le plus souvent sous Vmware.
Peuvent être alors enfin choisis les meilleures solutions globales de licencing.

La phase suivante va viser à définir le client d'accès (lourd ou web), en fonction des usages (notamment agenda, nomadisme) et lié à la version de Office déployé. Attention, OWApp dispose d'un look moderne 2010, avec ruban de fonctions, alors que le OutLook lourd du parc peut ne pas en être encore à ce stade d'ergonomie.

Vient alors l'étude de la stratégie de déploiement du nouveau client de messagerie. Celle-ci peut se faire par GPO, par outil (LanDesk, SCCM, Refresh, ….) ou par publication sous Citrix. Ce déploiement sera une opération conduite dans le temps avec un monitoring centralisé et installation manuelle de certains postes. Elle s'effectuera légèrement en amont de la migration des comptes et des BALs.

Ensuite, il est défini la stratégie de migration des données : savoir ce que l'on récupère des comptes, des boites aux lettres, des archives, des agendas, des carnets d'adresses, … en fonction du choix, un outil s'imposera (voir prototypage).
Enfin, il doit être abordé l'effort d'accompagnement en terme de communication, transition, formation.
Cette stratégie de migration et de formation conditionnera la phase de cohabitation entre les 2 systèmes, plus ou moins longue.
C'est assez important car deux systèmes signifient pour l'IT : deux administrations, deux manières de travailler pour les utilisateurs, deux supports, ...Parfois, mieux vaut viser un big-bang qui impactera brutalement, les utilisateurs, mais qui durera moins longtemps.

A ce stade, il est alors déjà possible de définir le macro-planning du projet car celui-ci est basé sur le chemin critique. Or, c'est bien souvent la complexité ou la profondeur de la migration, avec l'accompagnement utilisateur retenu, qui définit ce chemin critique.


2. Prototyper pour valider l'infra, les outils et le processus


Suite aux spécifications, il est utile de monter une maquette, en fait un prototype car le système deviendra le système de production une fois réglé, complété et optimisé (c'est devenu possible grâce à la virtualisation favorisant cette mise au point et les retours arrières).

Quelques clients sont déployés et des BALs sont migrées, ainsi que des archives.

Les outils de migration sont alors validés.
Il en existe de nombreux types :
  • des outils de conversion locaux de données, comme les carnets d'adresses
  • des outils centralisant la création des comptes et la migration des BALs (ex Quest)
  • des outils orchestrant tout le processus de migration, y compris le provisionning via workflow utilisateur, et la communication (ex Refresh IT)
La communication / formation est également validée.
La communication doit épauler l'utilisateur et décharger le helpdesk de l'effort de support.
  • Elle doit débuter longtemps à l'avance, avec des messages courts et simples, puis, devenir plus précise lorsque la date approche
  • Elle doit expliquer, avec une touche motivante et positive, ce qu'apporte la migration à l'utilisateur et lui dire que l'impact sera minime
  • Elle devra indiquer toutes les sources d'information et de support disponibles : le numéro du support, les coordonnées du CDP, des référents de proximité pour le projet (migrés et formés en premier et disposant de l'expérience), la FAQ du projet sur l'intranet, les éléments de planning et d'inscription (si l'utilisateur dispose d'une latitude, ce qui est conseillé)
La formation peut s'établir sous 2 formes :
  • de manière classique, avec formateur et session de formation en salle (nécessite lourde logistique à organiser, et déplacement des élèves)
  • de manière virtuelle, avec solution & processus de e-Formation, ou l'on s'inscrit à une session, puis ou l'on assiste à une formation via son écran, en disposant d'un vrai formateur pédagogique distant (ex solutions Mandarine)
  • Seule la deuxième solution permet de conduire simplement des « transitions » rapide en formant de 50 à 400 utilisateurs par jour, en dupliquant simplement les formateurs distants.
  • Pour compléter les solutions, il est possible également :
    • d'organiser des formations avancées personnalisées pour certaines populations (comme les assistantes)
    • de fournir à certains utilisateurs des triptyques papier décrivant les principales nouvelles fonctions du nouveau client messagerie
La phase de prototypage donne souvent lieu à la formation des équipes IT aux techniques d'administration


3. Conduire un Pilote


Une fois les spécifications et le prototype validé, il est possible de conduire un pilote sur une population retenue.
Le pilote permettra de valider le processus industriel de déploiement client, de migration BAL et archives.
Le choix des groupes est important. Il conviendra de placer les VIP ensembles, leur assistante en formation au même moment, définir des groupes d'utilisateurs « anti migration », comme des groupes de « pro-migration » (à bien identifier en amont). Ne pas inclure ces populations au pilote car elle perturberont la validation. Leur donner un discours légèrement adapté en argumentaire.

Sur le pilote, pour qu'il soit riche d'enseignements, ne pas retenir uniquement des utilisateurs de la DSI (peu représentatifs) mais un panel d'utilisateurs de différentes entités et métiers.
Un nombre de 30 utilisateurs est correct.
Faire un retour d'expérience pour tuner et optimiser le processus tant de déploiement, de migration et de formation.

La phase pilote donne souvent lieu à la formation des équipes IT aux techniques d'exploitation.


4. Conduire la Généralisation


Une fois staffées les équipes de déploiement, de migration, de formation, de helpdesk, il est possible de conduire la généralisation par lots (site, services, populations, …).
La campagne de communication et de validation des inscriptions aux migrations et aux formations se lance alors.
Les équipes de déploiement sont alors rassemblées, informées, préparées pour le démarrage.
En fonction des outils retenus, la phase de généralisation pourra s'établir sur 1 mois ou sur 1 an.
Le planning est fortement conditionné par la capacité de l'entreprise à gérer une transition vis à vis de son équipe IT mais aussi des habitudes des utilisateurs.
La capacité à impacter les utilisateurs par cette opérations en regard de leur métier quotidien y est pour beaucoup. Certaines populations, comme les personnels médicaux, ont du mal à fixer dans le temps leur créneau de migration et formation car, par définition, ils gèrent souvent des urgences.

Les équipes d'administration doivent avoir été renforcées pour assurer la migration en sus de leurs tâches quotidiennes.
Le help-desk renforcé vient aussi appuyer cette généralisation, tout en étant déchargé par la communication orientant les questionnements vers les éléments de la formation ou la FAQ.

La généralisation se conduit, puis se clôture alors par le traitement des cas d'exception (ex grands nomades, grands congés-arrêts) et par un bilan / retour d'expérience.

Les utilisateurs ont été alors basculés en douceur et avec accompagnement sur la nouvelle plate-forme que, bien souvent, ils apprécient déjà et oublient vite l'ancienne.
Le temps de la désinstallation des anciens serveurs et clients est alors venu.

Le mode opératoire complet rôdé ici sur le projet d'évolution messagerie aura nécessité un certain investissement technique et humain. Mais il n'est pas perdu. Son usage et ses bonnes pratiques peuvent être réemployés rapidement, par exemple, pour une migration vers Windows 7 / Office 2010 se déroulant quelques mois plus tard.

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