mercredi 14 mars 2012

Le Trojan Duqu, une arme sophistiquée de la nouvelle guerre numérique mondiale


Duqu a été repéré en 2011 par Symantec, il attaquait les systèmes de machines industrielles en Europe ou Moyen-Oient.

Les Russes de Kaspersky l'ont disséqué et trouvé du code similaire au ver Stuxnet lancé en 2010 et destiné à perturber les systèmes des centrifugeuses à uranium de l'Iran.

Duqu, lui, s'installe mais ne détruit pas, c'est un Trojan (Cheval de Troie).

Une fois en place, il remonte silencieusement les données collectées sur la machine qu'il infecte.

Mais le point curieux est qu'il est écrit dans un langage de programmation qui ne ressemble à rien de connu. L'ADN de Duqu est constitué de C++, mais les modules de communications avec les serveurs distants collectant les données est développé dans un code inconnu.
Ce n'est pas du C++, de l'Objective C, du Java, du Python, de l'Ada et autres langages connus.

Ce langage objet apparaît optimisé pour la communication asynchrone réseau.

Certains pensent que ce code pourrait avoir été généré par des compilateurs IMB pour les vieux mainframe IBM SYS38 ou SYS36.

D'après Intel, l'objectif visé par ces malware est de se prendre aux autorités de certification situées dans ce que l'on dénomme « Caneus Auris », une zone comprenant l'Inde, l'Afrique, le Moyen-Orient.

Compte-tenu de la complexité et des modules du système Duqu, il est probable qu'il est l'œuvre d'équipes séparées qui n'aient connues qu'une part du projet, sans en connaître la finalité (comme le projet Manhattan).


La guerre numérique semble donc bien en cours et les moyens « black-ops » employés par les entités para-gouvernementales et autres barbouzes peu fréquentables (comme au temps de la guerre froide) sont de plus en plus lourds et sophistiqués, se situant au delà des capacités des meilleurs experts privés.


Et nous n'en sommes qu'au début car, avec le Cloud, il est probable que cette guerre numérique va se transposer des systèmes au sol vers les « nuages » numériques, comme la guerre terrestre gagna les airs au début du 20è siècle.




mardi 13 mars 2012

Demain, la guerre des nuages de stockage de fichiers


Les solutions de Cloud « fichier » se multiplient au fil des semaines avec les apparitions de Microsoft avec Skydrive, Apple avec i-Cloud, Amazon avec Amazon Cloud Drive et les outsiders précurseurs Box, Dropbox. Arrivent bientôt Google avec GoogleDrive et même Samsung avec S-Cloud.

Chacun y va de son annonce, de sa fonction, de son espace de stockage plus gros que le voisin.

Les grands constructeurs et éditeurs envisagent désormais de baser leurs nouveaux OS sur des espaces de fichiers situés sur le Cloud. Ils envisageant même de faire disparaître données locales et disques durs à l'horizon 2013-2014, date où 90% des appareils mobiles se verront offrir une connections à leurs données sur le Cloud.

Skydrive de Microsoft dispose déjà de 17 millions d'utilisateurs actifs et sera couplé à Windows 8 pour essaimer dans le monde sur PC, mais aussi dans celui de iOS et Android car les smartphones et tablettes restent le nouvel eldorado. Skydrive sera étroitement couplé à Windows 8, mais aussi à Windows Server 8, à Hyper-V v3, ...

I-Cloud d'Apple dispose quant à lui déjà de 100 millions d'utilisateurs, ses accès se font depuis le parc immense des terminaux Apple sous iOS (iPhone, iPod, iPad), MacOSX (Mac, MacBook, iMac) et iTV.

Google Drive (ou G-Drive) ne serait pas uniquement couplé à GoogleDocs mais proposera lui aussi bientôt un vaste espace de stockage employable depuis tout OS.

Samsung va aussi entrer dans la course avec S-Cloud, en envisageant de tirer parti de son énorme base installée de smartphones et tablettes, concurrençant celle de Apple.

Amazon Coud Drive existe déjà depuis 1 an. Il a été proposé pour acheter sur Amazon de la musique, l'y stocker et l'écouter ensuite de n'importe où. L'éditeur veut l'étendre à tous les documents.

Les petits précurseurs Box et DropBox risquent vite d'être balayés par les géants.



Bref, 2012 puis 2013 verront se généraliser l'usage de ces espaces de stockage de données qui deviendront aussi populaires pour les fichiers que les espaces où l'on stocke déjà ses données persos comme les photos ou vidéos sur des Facebook, YouTube, Dailymotion, Flikr, Picasa, Blogs, Livres photos, …sans se soucier d'un stockage local.

La guerre des OS va voir émerger un deuxième front, une guerre des Cloud fichiers.

Ce marché des Cloud fichier va rapidement dépasser celui des Cloud applicatifs car plus les terminaux mobiles sophistiqués deviendront des "créateurs de contenus de masse" et vont se diffuser dans le monde de manière exponentielle, et plus ces espaces de stockage virtuels s'imposeront.

Les offres devront se différentier (extensions propriétaires liés à sa plateforme). Mais les tarifs par abonnement seront décisifs. Les offres en terme d'espace et de coûts se rapprocheront alors de la guerre des opérateurs mobiles soumis à des « casseurs de prix » comme Free.

Gare alors à la sécurité et confidentialité des données sur ces plateformes lowcosts.

Et gare alors aux virus des Clouds, une espèce mutante qui apparaitra dans quelques mois ou années et dont les ravages planétaires seront énormes. Les équipes des éditeurs d'antivirus actuels planchent déjà sur ces nouvelles menaces.

vendredi 9 mars 2012

Microsoft Office sur iPad, de la sortie imminente... au démenti de la rumeur


En janvier dernier, le web bruissait d'une sortie imminente de la suite bureautique Ms Office (Word, Excel, PowerPoint) sur iPad d'Apple.
L'interface eut été celle de Metro, employé sur Windows Phone, bientôt X-Box et surtout Windows 8.
L'information provenait de The Daily, journal de Rupert Murdoch.
Ms Office devait arriver sur l'App Store dans quelques semaines, soit en mars.
Une photo avait même été publiée.
D'ailleurs, pour preuve, OneNote (petit outil de Office) était déjà disponible sur l'App-Store.
Les département IT attendaient donc avec impatience ce « vrai » outil bureautique de création professionnelle, un type d'outils qui, il faut le dire, manque un peu sur la tablette d'Apple.

Mais récemment, grosse déconvenue, Microsoft annonce au New York Times que le papier du Daily était « basée sur une rumeur inappropriée et des spéculations », que les photos entre-aperçues étaient des faux.

Certains encore, comme mes amis de Calipia, pensent néanmoins que ce n'est que partie remise, que Ms Office sortirait en fin d'année 2012 ou début 2013, après la sortie des tablettes Windows 8.

Des arguments sont que :
  • Ms serait intéressé par le marché des 55 millions d'iPad vendus, en croissance, grignotant celui de certains PC.
  • Ms a déjà porté Office sur des OS différents des siens, comme Mac OS X

On peut cependant s'interroger sur l'opportunité pour le géant de Redmond de sortir sa suite Office sur iPad :
  • Office reste la « killing application » (la seule ?) de Windows 7, donc sera aussi celle de Windows 8 et Windows on ARM, notamment sur tablettes
  • Pour les pros, Office peut déjà être employé sur iPad via Office Onlive (Cloud) ou Citrix
  • Office sur MacOS n'a jamais fait d'ombre au PC Windows, il était plutôt destiné à équiper les architectes, professionnel des arts et autres anti-PC, employant des Macs depuis 25 ans... Office sur iOS serait une autre paire de manches
  • Apple ne propose actuellement sur iPad que de pâles ersatz d'Office comme Pages, Numbers, Keynote ce que Microsoft peut critiquer aisément
  • Ms Office serait habillé de 2 tenues « exotiques et criantes » pour iOS :
    • ses « rubans » qui n'existent guère sous applications iPad
    • un look Metro qui tranche totalement avec le look & feel iPad (sobre, classe, tactile), un look qu'emploie très bien en revanche Pages, Numbers, Keynote

A mes yeux, sortir trop tôt Office sur iPad serait, pour Microsoft, comme se tirer une balle dans le pied avant la sortie des tablettes Windows 8 pour lesquelles la suite Office peut être un facteur majeur de succès.

De plus, la communication autour des usages serait très compliquée pour Microsoft : faudrait-il mettre l'accent sur Metro qui serait à retenir avant tout, donc opter pour Windows 8. Ou bien Office qui serait à retenir avant tout, y compris sur la concurrence iOS, et pourquoi pas demain sous Androïd ?

Certes, l'état du marché 2013 sera juge de paix. Si les ventes d'iPad continuent d'exploser dans 1 an, avec l'avance prise par Apple alors que les tablettes Windows 8 peine à se déployer (comme les Windows Phone excellents, mais arrivant trop tard), alors Microsoft devra lancer l'offensive Office sur iPad. Un Office iPad qui doit, effectivement, déjà être techniquement prêt dans les cartons.

jeudi 8 mars 2012

Les smartphones transformés en PC avec Linux Ubuntu


J'évoquais récemment le fait que nos téléphones pourraient devenir nos PC de demain avec leurs puissants systèmes d'exploitation, leur processeur, leur Ram, ...(cf : "Et si nos telephones devenaient nos pc de demain")

On y vient déjà !

Canonical, l'éditeur de Ubuntu, propose une distribution de son OS Linux pour les smartphones à partir d'Android 2.3 (Gingerbread) disposant de CPU ARM dual-core 1Ghz, 512 Mo Ram, 2 Go stockage et sortie HDMI.

On raccorde alors souris et clavier en bluetooth pour utiliser le smartphone comme un ordinateur classique.

Ce n'est pas une émulation, mais bien un fonctionnement natif qui est intégré a Androïd, basé lui aussi sur Linux. Une fois Linux lancé, Androïd reste actif et le téléphone reçoit toujours ses appels.

Une fois démarré et affiché sur écran à côté, Ubuntu exploite la connexion 3G du smartphone.
A travers celle-ci, il peut télécharger des applications sur l'Ubuntu Software Centre.

Il propose par ailleurs des logiciels bureautiques PC avancés comme Firefox, Google docs, le client messagerie Thunderbird, …

Le système Ubuntu s'utilise avec l'interface Unity, conçue pour PC et tablettes (comme Microsoft Metro).

Les échanges sont faciles: les fichiers Ubuntu peuvent être copiés vers Androïd, les messages et SMS copiés vers Linux.

Le mode de commercialisation et les partenaires restent à valider, notamment sur des smartphones plus puissants encore que ceux d'aujourd'hui, mais Canonical pense aussi proposer sa solution en Open-Source d'ici la fin 2012.


mardi 6 mars 2012

Les prochains Androïd 5 et 6 en finalisation et en construction


Google a historiquement affublé ses OS smartphone et tablette de noms de dessert, et par ordre alphabétique.

Ce fut Android 1.0 et 1.1 dits « les sans nom, ou A et B », Android 1.5 dit « Cupcake » (petit gateau), Android 1.6 dit « Donut » (beignet), Android 2.0 dit « Éclair », Android 2.2 dit « Froyo » (frozen yogurt ou yaourt glacé), Android 2.3 dit « Gingerbread » (pain d'épice), Android 3.0 dit « Honeycomb » (rayon de miel) et l'actuel Android 4.0 dit « Ice Cream Sandwich » (sandwich à la crème glacée).... 
 
le prochain Android 5.0 se nommera « Jelly Bean » (bonbons haricots) et sortira à l'automne.

Google se donne le temps de l'intégration car certaines tablettes pourraient proposer un multi-boot Android 5, Chrome OS voir Windows 8
 
L'idée serait d'escamoter en douceur Chrome OS de Google qui a peu percé, de surfer en revanche sur le succès du navigateur Chrome porté alors sous Android et de venir concurrencer farouchement Windows 8 dès sa sortie, notamment sur les netbooks à processeurs ARM.

Ce ne sera pas chose aisée car Microsoft va exiger une certification des constructeurs de tablettes ARM qui interdira le dual boot (avec SecureBoot) sous un autre OS que le sien.

Néanmoins, il est probable que le premier constructeur qui bénéficiera d'Android 5 sera Asus. Celui-ci fut le premier à proposer des tablettes sous Android 3, le premier également à proposer Android 4.

Une version Android 6 sortirait ensuite dès 2013 et se nommera « Key Lime Pie », une tarte américaine au citron vert de Floride. Cette version viendra tenter d'attaquer le marché des ultrabooks, après celui des netbooks.

Certains disent déjà que ce cycle d'1 an pour la sortie de nouveaux OS est trop court pour que les constructeurs et développeurs puissent s'adapter aux nouvelles spécifications.

Les constructeurs avait déjà parfois du mal à suivre Microsoft dans ses cycles de 3 ans entre chaque version de Windows.

Ce cycle est cependant dicté, d'une part, par le rythme effréné du marché des smartphones et tablettes et d'autre part, par la volonté de Google s'imprimer son rythme pour essouffler son concurrent Microsoft. Car Microsoft doit prendre en compte la portabilité des applications historiques, les innovations des smartphones et la compatibilité des tablettes avec les 2 mondes.

vendredi 2 mars 2012

Windows 8 RC diffusé, premiers commentaires


La version attendue de Windows 8 Release Candidate est sortie, elle est téléchargeable en 32 bits pour 2.5 Go et 64 bits pour 3.3 Go, elle est très stable à l'usage.
Cette nouvelle version est disponible en en mise à jour ou image ISO, à installer sur une machine virtuelle et multiboot.
Les pré-requis sont : CPU > 1Ghz, Ram > 1 Go en 32 bits et 2 Go en 64 bits, disque 16 Go 32 bits et 20 Go en 64 bits, DirectX 9.

Pour les nouveautés, le résumé :

L'interface est la grande nouveauté car elle introduit le look & feel Metro, sensé être unifié entre Windows (x86 et WOA), Windows Phone, Windows tablettes, X-Box.

Plus d'accès au bureau Windows par défaut. Le menu démarrer à disparu, on accède et on retourne à l'accueil sous l'interface Metro.

Applications et fichiers se retrouvent via la puissante recherche améliorée.

Apparition d'un ruban type Office dans la barre de menu de l'explorateur Windows.... un usage essentiellement prévu pour les futures tablettes sur lesquelles ces manipulations ne seront pas aisées.

Une gestion des conflits d'opérations plus intelligente.

Les pools de stockage conçues à partir d'un agrégat de disques différents. On peut y créer ensuite des espaces de stockage dynamiques.

Batterie d'antimalware plus puissants que ceux de Windows 7.

Facebook intégré à l'interface Windows (issu des smartphones, usage cible pour les tablettes).

Windows Store accessible pour télécharger des applications (issu des smartphones, usage cible pour les tablettes ).... 80 applications disponibles. Sur Windows on ARM (WOA ce sont ici que les applications seront téléchargeables).

Mémorisation de l'historique des fichiers et de leur modifications, avec une fréquence jusqu'à 10mn.

Gestionnaire des tâches amélioré, véritable tableau de bord de l'OS.

Internet Explorer 10, compatible HTML5.

(à terme) SkyDrive, pour le stockage des fichiers sur le Cloud.

Bref, les changements en terme d'ergonomie sont importants et nombreux. C'est le prix à payer pour tenter le grand écart pour un usage « possible » commun de l'OS et ses dérivés entre des terminaux aussi différents que PC, tablette et smartphone.

Reste à savoir si les entreprises choisiront un OS dont le portail « porte d'entrée » est conçu avant tout pour des terminaux tactiles nomades.... et ce, pour des postes qui resteront à usage fixe, et équipés d'applications d'entreprises toujours commandées par clavier et souris.




jeudi 1 mars 2012

La virtualisation vient aux smartphones


Telefonica, l'opérateur espagnol sur le marché ibérique et Amérique du sud a créé l'évènement à la MWC 2012 en annonçant un partenariat avec Vmware.

Le service Dua Persona permettra ainsi de séparer, sur le même smartphone Android, le téléphone pro du téléphone perso. Non pas simplement dans l'abonnement, mais bien dans la configuration : mail, contact, agenda, applications, …

Ceci aidera les département IT à mieux gérer leur parc dans le cadre de la Consumérisation de l'IT (BYOD) avec la solution Cloud de Vmware : Horizon Mobile Device Management.

Si le smartphone est perdu ou volé, les données pro seront sécurisées et pourront être ainsi supprimées à distance.

Les 2 profils pourront communiquer et recevoir des doubles notifications si besoin.

Le service Vmware de Telefonica sera proposé sur Samsung Galaxy S2 (20 millions vendus) dans le courant du second trimestre 2012.


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