vendredi 4 mai 2012

100ème article


Voilà, j'ai atteint la barre des 100 articles en 16 mois (depuis fin 2011).

C'est l'occasion de vous remercier chaleureusement, chers lecteurs, pour votre temps, vos lectures, votre indulgence aussi, .... et de vous livrer à l'occasion quelques statistiques sur ce Blog.

Au fil de ces mois écoulés, j'ai accueilli 14 500 lecteurs. Aujourd'hui, environ 2000 par mois.

Deux articles tiennent le haut du pavé avec 925 lectures chacun :
  • Le futur des nouveaux usages mobiles en entreprise (4/1/2012)
  • Tablettes iPad et Samsung Android, quelles différences (13/12/2011)

Le groupe suivant est à 300 lectures (Amazon, Défi Cloud Microsoft et App-V).

Sur ces 14 500 lecteurs, exactement le 1/3 sont étrangers, et près de 10% sont nord-américains (un grand merci à eux !) :

Etats-Unis : 946
Canada : 391
Blegique : 358
Russie : 307
Algérie : 274
Allemagne : 271
Maroc : 269
Suisse : 215
Royaume-Uni : 186

En termes d'Operating-Systems : large domination des terminaux PC :-)
78% sont sous Windows, 7% sous Linux, 5% sur Mac, 2% sur Androïd, le reste sur iPhone, iPod, iPad, …

En termes de navigateur, c'est en revanche assez réparti :
36% sont sous Firefox, 30% Internet Explorer, 17% Chrome, 8% Safari


En vous remerciant encore pour votre temps et vos lectures, je vous dis à bientôt...


jeudi 26 avril 2012

L'ère émergente des Apps, la vraie révolution de l'ère « post PC »




Je vous conseille l'excellent article de Frédéric CHARLES sur ZDNet.fr paru il y a un douzaine de jours.
Il s'inspire lui-même d'un ouvrage édité par Sogeti, disponible en UK et NL, nommé « The App Effect ».

Le constat est le suivant.
Les jeunes d'aujourd'hui, notamment les enfants, sont entourés de smartphones, consoles, tablettes et deviennent des utilisateurs naturels des petites applications tactiles en connexion internet.
C'est une réelle rupture vis à vis des applications d'entreprise, qui existaient sous forme d'icônes sur le bureau Windows depuis 20 ans. Celles-ci nous sont très (trop) devenues familières... au point qu'on les croit incontournables.
Mais le nombre d'utilisateurs de ces Apps du « nouveau monde » des terminaux mobiles, cité plus haut, ne cesse de croitre et représente désormais 10 fois celui de l' « ancien monde ».

Ceci devrait être pris en compte sans tarder dans les entreprises car ces applications génèrent de nouveaux usages, en voici quelques-uns résumés :
  • L'effet de surprise : l'innovation perpétuelle peut être une menace comme une opportunité
  • L'immédiateté : la réactivité devient la norme pour l'utilisateur
  • Les "gadgets": et les mises à jour permanentes associés aux Apps
  • Le graphique : moins de texte, plus d'images et de mouvements, la règle du tactile
  • La personnalisation : un nouveau comportement exacerbé
  • La surcharge d'information : nécessité de mettre en place des filtres informationnels

Dans le monde des Apps, les cycles de vie sont bien plus rapides. Ils deviennent un facteur de développement, de réussite face aux utilisateurs, aux clients, ... ou bien rendent l'entreprise has-been sur leur marché, car elles ne correspondent plus au métier.
Le graphisme et le design est bien plus important qu'autrefois. L'accès à l'information doit être rapide, fluide et prépondérant.

Bref, au delà de la révolution des terminaux, une vraie révolution des applications est donc aussi en marche.

mercredi 25 avril 2012

Réduire son empreinte énergie avec des tablettes


Employer une tablette est sympa au quotidien en termes d’usage, vis-à-vis des portables ou des stations PC. En effet, ces nouveaux terminaux offrent de nouveaux accès à l’information depuis de nombreux lieux nouveaux : salon, chambre, transports, salle de réunion, hôtel, … mais ce terminal a d'autres avantages encore que celui de la mobilité.

Le site TechRepublic a récemment conduit une analyse sous un angle original, celui de la consommation électrique :
  • Un portable à écran 15 pouces comme le MacBook consomme 50 watts au démarrage, 12 watts en activité normale, et 1 watt en sommeil.
  • Une station PC avec écran LCD consomme 94 watts au démarrage, 96 watts en activité normale, et 1 watt en sommeil.
  • Un Tablet-PC sous Windows consomme 37 watts au démarrage, 30 watts en activité, et 1,5 watt en sommeil.
  • Un iPad dispose d'un démarrage instantané, consomme 9 watts en activité, et 0,5 watt en sommeil.
En employant la formule : (Watts x Heure de travail) / 1000 * Cout d’un Kw/H = Cout total par jour, on arrive au total cumulé suivant :
  • Portable 15 pouces : 4 $ / an
  • PC station : 29 $ / an
  • Tablette PC : 9,75 $ / an
  • iPad : 2,95 $ / an
Donc à une économie comme suit, pour 1000 unités PC, Portable ou Tablet-PC remplacés par des iPad :
  • PC station : 25 979 $ / an
  • Tablet-PC : 6 790 $ / an
  • Portable 15 pouces : 1 180 $ / an
Remplacer un parc de portables ou de stations PC par des tablettes, notamment des iPad, n’est pas aujourd’hui totalement réaliste, notamment à cause de l’héritage applicatif et du cout d'acquisition des tablettes, parfois égal à celui d’un PC pour l'iPad. Ceci, alors que les tablettes génèrent déjà une économie en termes de maintenance et support.

Mais lorsque les applications "Web + Cloud" auront été banalisées, que la modération énergétique sera devenue courante, voir cruciale… on peut imaginer que l'actuelle débauche énergétique des stations PC, restant parfois allumées pour rien la nuit dans les bureaux ou chez soi, apparaitra comme un luxe inutile d’une époque révolue.

Mozilla Boot to Gecko, l'OS smartphone de plus


L'OS smartphone de Mozilla Boot to Gecko (B2G) va sortir en 2012, commercialisé en primeur sur des téléphones Brésiliens, proposés par l'opérateur Telefonica. 

Il sera basé sur les standards web comme HTML5, JavaScript, ... 

La tâche est rude car il devra contrer iOS, Android, Windows Phone, Samsung Bada, BlackBerry OS, Symbian, Ubuntu Smartphone, … et j'en passe.

L'idée est la même que celle de Google avec Chrome et ChromeOS, il s'agit de profiter de la notoriété de FireFox pour proposer un OS qui lui est naturellement couplé.

L'OS de Mozilla est basé sur Gecko, le moteur de rendu de FireFox, ici installé sur une mouture maison d'un noyau Androïd.

Il est destiné à faire tourner des Web-Apps « pures » qui se diffuseraient plus vite que les applications « propriétaires » à la sauce iOS ou Androïd.

Boot to Gecko système est destiné aux pays émergents qui n'ont pas encore trop subi le tsunami iOS ou Android et qui restent, à cette date, agnostiques.

Deux commentaires peuvent être faits :
  • Cela fera un OS de plus à combattre pour Windows Phone et son marché qui reste à asseoir
  • Pour Mozilla, c'est effectivement le moment de lancer l'OS en profitant de la notoriété mondiale de FireFox, celle-ci étant probablement à son apogée et déclnera bientôt. En effet, le rouleau compresseur Google Chrome continue son ascension irrésistible et gagne chaque mois des parts de marché.

mardi 24 avril 2012

Google Drive vs Microsoft Sky Drive

Ça y est enfin, Google vient de lancer Google Drive son service de fichier sur le Cloud. 
Il s'accède avec un client (de 723 Ko) que l'on peut installer sur PC, Mac, Androïd, bientôt sur iPhone et iPad. 
Le service est accessible sur : https://drive.google.com/start

Google Drive propose 5 Go de stockage gratuits. A côté en prime, Gmail passe à 10 Go.

Les offres sont de 25 Go pour 2,49 $ (30 $ par an), 100 Go pour 4,99 $ et 1 To pour 49,99 $ par mois et même 16 To pour 799,99 $ par mois.

DropBox est actuellement 4 fois plus cher avec ses 100 Go pour 19,99 $.
Il est probable que les prix vont rapidement s'aligner.

Le service Google Drive intègre Google Docs pour le partage de documents. Il est accessible depuis Google+ et est compatible avec 30 types de documents. Un service de reconnaissance de caractère est même inclus : les mots peuvent être recherchés dans une page de revue scannée. Les images également.

Microsoft en profite pour rajeunir SkyDrive, son service équivalent. Les anciens utilisateurs sont étendus à 25 Go de stockage gratuits, les nouveaux à 7 Go. 

L’accès est intégré à l’explorateur de Windows ou au Finder de MacOS. Le support de Vista, Windows 7 ou 8 est assuré, mais malheureusement pas celui de Windows XP. 


jeudi 19 avril 2012

KingOffice, une suite bureautique originale pour PC et... tablettes Androïd


KingOffice de Kingsoft Corp. (made in Hong-Kong) est une suite bureautique constituée de 3 logiciels : Writer le traitement de texte, Spreadsheet le tableur et Présentation l'outil de présentation.

Les 3 outils sont très inspirés de Word, Excel et PowerPoint et compatibles avec tous leurs formats (XP, 2000, 2003, 2007, 2010), au vu des menus et fonctions... cela sent presque la contre-façon.

Le mode tarifaire est original et intéressant : version gratuite limitée (pas de macros), version standard à 50$ et version pro à 70$.

La version PC gratuite est au look Office 2003, l'upgrade vers le ruban de style 2007 ou 2010 est donc payant, de même que l'accès aux fonctions avancées.

Mais l'originalité réside dans l'existence d'une version Androïd qui non seulement est gratuite, fonctionne sur toutes les version et propose, elle, l'usage du menu "ruban".

Ce ruban dit « 2012 » est très intéressant car il semble même en avance sur le ruban de Office 2010.
Il se scinde en catégories, que l'on glisse avec les doigts sur la tablette, avec une excellente prise en compte de l'ergonomie utilisateur.

Malheureusement, le Français n'est pas encore pris en charge dans le dictionnaire, le correcteur orthographique ou dans les noms des formules.

Néanmoins, voici une suite bureautique, gratuite, qui s'emploie très bien sous Androïd, génère des fichiers exploitables sous Ms Office ou permet d'en lire..
La sauvegarde peut se faire en local sur la tablette ou vers le cloud (support de WebDav).
L'ouverture et lecture de fichiers au format pdf est incluse.

KingOffice s'avère être l'un des nouveaux logiciels Chinois a suivre car il peut prendre un certain essor sur l'énorme marché Chinois de PC et périphériques Androïd.

samedi 14 avril 2012

Mark Shuttleworth, l'extra-terrestre du poste de travail

Dans la saga des grands noms du poste de travail, je me devais de citer la figure pittoresque du Sud-Africain Mark Shuttleworth, le père du système Linux Ubuntu, et qui fut aussi... Astronaute.

Né en 73, Mark Shuttleworth se lança très tôt dans les développements en sécurité sous Linux. Il revendit sa première société à Verisign, ce qui lui permis d'obtenir un premier pécule vite utilisé pour lancer ses projets et diverses sociétés.

En 2002, il partit dans l'espace avec la mission russe Soyouz TM-34 pour une somme de 20 millions de dollars. Il séjourna sur la station spatiale internationale ISS où il passa 8 jours avant de redescendre sur terre en traversant l'atmosphère à Mach 25.
Il fut le 2ème touriste spatial après Dennis TITO, qui fit le même voyage l'année précédente.
Ce voyage spatial correspondait à sa philosophie qu'il résume ainsi : « Il est pertinent de profiter au maximum de cette vie, cela signifie entreprendre les projets les plus grands, les plus effrayants et les plus audacieux possible. Une grosse part de la volonté est d’aspirer à quelque chose, de vivre pour quelque chose ».

En 2004, il créa la distribution libre Linux Ubuntu, la société Canonical qui en assure la promotion et la fondation Ubuntu Foundation (lancée avec 10 millions de $) laquelle rémunère les développeurs.

Aujourd'hui, Mark Shuttleworth espère que 20 millions de PC seront pré-packagés avec Ubuntu 12.04 ces 12 prochains mois (notamment avec Dell).

Le vent tourne, et Ubuntu arrive désormais premier dans un récent sondage de popularité avec 41 % des votes. Debian arrive second avec 19 %, puis Fedora avec 10 % et openSUSE avec 5 %. Les autres distribution sont toutes en dessous des 5 % : CentOS, Red Hat, Mandriva, Mageia et SUSE.

Côté serveurs, Ubuntu Server (gratuit) a re-dépassé Red Hat Entreprise au cours des derniers mois, pour les serveurs Web Publics.
Le couple Debian/Ubuntu a repris globalement +15% de pdm quand RedHat/Fedora/CentOS a décru de -10%.

Ubuntu est également prêt pour le cloud computing avec la fonction MAAS « Metal as a Service » de la version 12.04.
MAAS permet de déployer rapidement un vaste ensemble de serveurs physiques, vus alors comme un cluster. MAAS emploie le provisionning pour la virtualisation dans le cloud et les serveurs physiques.
Les ressources sont accessibles à la demande, et exploitables depuis MAAS via un frontal Web, livré avec un catalogue de services. Ces services permettent de mettre en place une ferme de serveurs web, des applications web distribuées, du Cloud Computing ou une infrastructure de type Big Data.

Enfin, Canonical innove également dans les téléphones mobiles.
Canonical a conçu un logiciel pour smartphones Androïd permettant d'employer Ubuntu lorsque le terminal est branché en HDMI à un écran.
Mieux, il existe dans les cartons « Ubuntu Phone OS » un système prévu fonctionner directement sur les smartphones.

Mark Shuttleworth est donc un selfmade-man qui innove en permanence sur les systèmes et l'expérience utilisateur. Il croit en ses rêves et souhaite réellement faire entrer de plein pied l'Afrique, ses utilisateurs et ses ressources dans le leadership de l'ère numérique mondiale.

jeudi 12 avril 2012

Nokia, le titanic de 2012


Nokia fut le fleuron de la téléphonie mobile : 265 millions de téléphones vendus et un CA de 35 milliards de $ en 2005, encore 40% du marché devant Motorola et Samsung en 2008, un rang de N°1 pendant 14 ans.

Nokia a opté pour un choix Microsoft en 2011 et depuis, rien ne va plus.

Le constructeur a perdu 1 milliard de $ sur 2011, son titre a chuté en bourse de 20% l'année passée, il vient à nouveau de décrocher de 21% en 2 jours.

Les moteurs sont à l'arrêt depuis plus d'un an : plus de volume, plus de marge face à Apple et Samsung qui a eux deux raflent tous les bénéfices du marché.

Fin 2011, 80% du bénéfice des smarphones sont pour l'iPhone, 15% pour Samsung, 5% pour les autres dont, quand même, de grands noms comme HTC, RIM, LG, ZTE, ... et Nokia.

La « troisième voie » de Nokia s'est entièrement basée sur Windows Phone mais elle ne décolle malheureusement pas.

Pourtant, Microsoft a déboursé 1 milliard de dollars en 2011 pour éviter que Nokia n'opte pour Androïd, tout en abandonnant Symbian, son OS maison simple mais dépassé.

Depuis, la part de marché de Nokia fond inexorablement de mois en mois.

Les ventes du (bon) smartphone Nokia Lumia ont été de 3 millions ces derniers mois, montrant un certain succès d'estime... mais l'iPhone 4S, lui, s'est vendu à 4 millions d'exemplaires son premier week-end.

La sortie de Windows Phone 8 l'automne prochain était attendue par Nokia pour satelliser l'émergence de ses smartphones, elle risque d'arriver trop tard.

Car 2012 n'est pas finie... l'année va connaître la sortie du Galaxy S3 cet été et de l'iPhone 5 à l'automne, sans compter la concurrence de RIM qui va jouer la survie du BlackBerry en le bradant.

Bref, il aura suffit d'un changement de monde (celui du téléphone "voix" vers celui du smartphone) pour que le géant Finlandais, réputé insubmersible, connaisse un naufrage brutal dont on voit désormais mal comment il pourra être enrayé, tant la brèche prend l'eau.

mardi 10 avril 2012

Xavier NIEL, le Steve JOBS Français ?


Xavier NIEL, le patron de l'opérateur Free, est parfois affublé du surnom de Steve JOBS Français pour ses côtés technophile, innovateur sur les usages utilisateur ou champion de la communication.

Ce comparatif ne lui déplait pas, NIEL porte un culte à Steve JOBS depuis qu'il l'a rencontré à 18 ans au tout début de sa carrière, au SICOB de Paris.
Au quotidien, Xavier NIEL ne se sépare d'ailleurs jamais de son iPhone 4S ou de son Mac Book Air.
Comme « feu » le patron d'Apple, ce boss charismatique vêtu de jeans se plait également à débattre avec ses équipes de jeunes développeurs Linux et raille les voitures avec chauffeurs de ses concurrents, patrons du CAC 40.

Un autre trait le rapproche de Steve JOBS : la fortune grandissante du self-made-man.

Xavier NIEL est en effet le seul patron de l'IT classé dans les grandes fortunes de France.
Avec ses 3,4 milliards d'euros, il émarge au 12ème rang du classement Challenges, les autres étant très, très loin derrière, vers et au delà de la centième place.

Pas mal du tout pour ce natif de Créteil (en 1967), fils d'un juriste et d'une expert-comptable qui débuta sa carrière par des développements sur Minitel dans les années 80 lesquels ont donnés 36 15 ULLA ou 36 17 ANNU le premier annuaire inversé, âprement combattu par France Telecom.

Cet homme qui vaut donc (plus de) 3 milliards... pèse aussi désormais 3 millions.

3 millions d'abonnés à l'offre FreeMobile lancée il y a seulement 3 mois, début janvier 2012 à prix cassés.

3 millions d'abonnés mobiles, à ajouter aux 4,8 millions d'abonnés à l'accès Internet Free, qui disposent de la fameuse FreeBox.

Et NIEL ne s'arrêtera pas là, il entend doubler son chiffre d'affaires d'ici 2015, envisage d'ouvrir des boutiques « en dur », se diversifie en achetant (avec 2 acolytes) le journal Le Monde ou en rachetant les droits de la chanson mythique « Comme d'Habitude ».

OK, ok, … Style, fortune et coups d'éclats, … mais quelles innovations ? Free est parfois critiqué pour la réalité de celles-ci.

Ancien abonné Alice et j'ai naturellement migré vers Free ce début d'année 2012. Je dois dire que l'innovation de Free n'est pas un vain mot.

Quel autre opérateur propose à ses clients un abonnement mobile pour 0€, idéal pour les jeunes enfants et les personnes âgées, que l'on peut équiper d'excellents téléphones à bas cout et à la très longue autonomie (exemple : Samsung E1050 débloqué, 19€).

Quelles sont les innovations utilisateur de la FreeBox, au delà de son beau design signé Philippe Starck ? en voici par exemple quelques unes :
  • Consulter un programme TV Free interactif via le Web depuis les transports, y sélectionner une émission et en programmer alors l'enregistrement chez soi, dans sa FreeBox, mais à distance,
  • Utiliser sa BoxTV comme plate-forme lecture photo-vidéo (BlueRay) de salon, employer des jeux avancés (manette PS), surfer sur le web, ... tout en utilisant l'autre Box ADSL comme serveur NAS de 250 Go, utilisable depuis tout PC, portable ou tablette, en LAN ou Wi-Fi,
  • Utiliser la télécommande gyroscopique à ondes radios,
  • Regarder un film, sélectionner « info », et lire alors les informations du film récupérées directement depuis le site de Allociné (affiche, résumé, acteurs, …)
Alors pourquoi les grands opérateurs du marché n'ont-ils pas pensés et proposés ces fonctions avant les équipes de Xavier NIEL chez Free ? Des fonctions qui satisfont les clients lesquels deviennent alors des fidèles de la marque.

C'est sans doute ce qui fait bien la différence entre celui qui anticipe les attentes des clients et innove pour y répondre... et les autres, qui ne font alors que le suivre.

Bref, fort de cette croissance, de cette innovation, de ce cash, de ces millions de clients, …. attendons nous à voir Xavier NIEL et Free apparaître un jour prochain plus avant sur la scène de l'informatique en France sur les réseaux, sur le contenu, sur les datacenters, … là où il y aura des demandes à satisfaire chez les utilisateurs.

jeudi 5 avril 2012

Jean-Marie HULLOT, le chercheur Français méconnu qui a pensé l’iPhone


Aujourd'hui, le monde entier utilise l'iPhone d'Apple, de Paris à Los Angeles, de New-York à Sydney, de Buenos-Aires à Moscou. Mais très peu de personnes savent que l'iPhone a été imaginé par un discret chercheur Français au début des années 2000 : Jean-Marie HULLOT.

Voici donc l'histoire de la genèse de l'iPhone...

Fin des années 80 et début des années 90, j’œuvre alors dans 2 startups en relation avec l’université d’Orsay et son LRI et l’INRIA, les foyers de l'innovation informatique Française.
La star de ce petit monde est Jean-Marie HULLOT, le chercheur Français de Normal Sup’ et de la Fac d’Orsay. 
Il a le privilège d'être recruté par Steve JOBS lui-même, le « wonderboy », l'inventeur passionné du génial Apple Macintosh. En effet, Jean-Marie lui a montré ses travaux lors d'une visite chez Apple en Californie et... Steve JOBS l'a rattrapé sur le parking.

Peu après, Steve JOBS est débarqué d’Apple, mais il choisit de relancer son aventure personnelle avec la machine NeXT et son OS NeXTSTEP. Il y entraine son frenchie, qu’il vient de recruter.

Chez NeXT, Jean-Marie HULLOT crée l'outil mythique « InterfaceBuilder », logiciel très novateur de conception graphique d’applications, wysiwyg et orienté objets. Un outil révolutionnaire dont les descendants servent encore aujourd’hui à construire les applications MacOS et iOS.

Suite au flop malheureux de NeXT, pourtant très en avance sur son temps (voir autres articles), Steve JOBS dissout ses équipes puis crée Pixar le fameux studio d'images numériques, en rachetant le studio de LucasFilm, qu'il rebooste avec le succès que l'on sait.

Puis, suite à la déconfiture de la marque à la pomme, Steve JOBS est rappelé à la Direction d’Apple en 1996 qu’il relançe immédiatement par ses idées et son charisme.

4 ans plus tard, au début des années 2000, Steve JOBS croise à nouveau Jean-Marie HULLOT à Paris, il le réembauche de suite.

Jean-Marie HULLOT souffle alors l’idée à Steve JOBS d’investir le monde des téléphones mobiles. Il lui indique en effet que ces téléphones sont tous compliqués, que le monde entier attend des téléphones portables qui seraient simples d’usage, et que les téléphones sont le futur de l’informatique.

Steve JOBS convaincu lui donne alors carte blanche.

En 2001, il nomme Jean-Marie HULLOT Directeur Technique des Applications Apple et Vice-Président de la Division Mobile d’Apple (rien que çà ! certes, Apple n'était pas encore l'entreprise monstre d'aujourd'hui). 

Steve l’autorise à monter une cellule secrète de développement à Paris où il mettra au point les synchronisations de carnet d’adresse et d’agenda du mystérieux futur téléphone.

En 2005, les développements de l’iPhone sont bien avancés et les équipes sont alors centralisées aux Etats-Unis. Le Frenchie Jean-Marie HULLOT ne suivra pas son mentor cette fois, il préférera alors rester en France.

La suite, vous la connaissez, peu de temps après, l’iPhone d’Apple sort en 2007, c’est alors un extraordinaire succès mondial qui ne s'est pas démenti depuis 5 ans.

Jean-Marie Hullot a depuis retrouvé l'anonymat et créé Fotopedia, l’encyclopédie de photos en ligne.

Depuis, il ne fait pas qu'utiliser l'un des mythiques 150 millions d'iPhones.... lui, il l'a inspiré.

mardi 3 avril 2012

Etude IDC 2010-2016 : doublement des terminaux, Androïd superstar et 10% de tablettes


Les terminaux connectés à internet (PC, tablettes et smartphones) approcheront le milliard dès cette année 2012. En 2016, le parc de ces terminaux aura doublé vis à vis de 2010.

En 2016, les parts de marché du PC ne représenteront plus alors que le quart des terminaux présents, contre 36% aujourd'hui.

L'explosion des smartphones va se poursuivre, un domaine ou le couple Windows + Intel x86 (WinTel) se fera distancer.

Les courbes de volume PC / smartphones se sont croisées l'année dernière, mais le volume de smartphones sera la double de celui du PC en 2016.

Cette forte croissance des smartphones viendra surtout des marchés des pays émergents Asie, Pacifique, dont l'Inde ou la Chine, où ces smartphones serviront d'unique appareil connecté à internet, les usagers ne disposant pas de coûteux PCs ou Laptops équipés de Windows.

Apple va continuera de croitre un peu sur les smartphones dans les "riches", mais Androïd poursuivra fortement son extension, due à la diffusion continue de ses terminaux à bas couts pour pays émergents.

Concernant les tablettes, dont 70 millions d'unités ont été vendues en 2011, IDC pense qu'il s'en vendra 100 millions en 2012, mais pas plus de 200 millions en 2016 et prévoit donc un plafond des tablettes à seulement 10% du marché des terminaux.

La croissance des tablettes serait donc bien circonscrite à certains types d'usages domestiques ou professionnels, une niche, située entre le PC et le smartphone. Un périmètre précis couvrant donc seulement 10% des usages, qui se dessine déjà dès 2012, et que les tablettes Windows 8 vont certes tenter d'élargir.

lundi 2 avril 2012

Google, les maigres revenus actuels d'Androïd



Google active 850 000 smartphones et tablettes sous Androïd par jour et le parc a passé les 200 millions d'unités fin 2011.

Paradoxalement, ce succès vertigineux n'apporte actuellement que très peu d'argent à Google.
En effet, Androïd est utilisé librement par tous les constructeurs et, en 4 ans de 2008 à 2011, Androïd n'a rapporté à Google que 550 millions de dollars, soit 10 $ par appareil.

Les 3 magasins "Application-Market" de Apple, Amazon et Goongle ont été comparés sur 11 millions d'utilisateurs actifs, et sur les applications les plus populaires.
Pour 1$ de revenu généré par Apple, Amazon en génère 90c, mais Google seulement 23c.

Pire, Androïd tient les 2/3 de ses revenus applicatifs, à des applications proposées sous l'iOS d'Apple.
La seule application GoogleMaps pour iOS rapporte à Google quatre fois plus que son OS Androïd.

Des revenus Google issus de iOS qu'Apple tente d'ailleurs de couper de plus en plus pour assécher son concurrent, en remplaçant par exemple le moteur GoogleMaps dans son système de localisation de photos iPhoto (d'ailleurs devenu moins précis).

Bref, Androïd, l'OS qui deviendra plus diffusé que Windows dans quelques mois, a donc bel et bien un talon d'achille : le modeste revenu qu'il génère.

Ce point est cependant à mettre en perspective, car la cible de Google, reste toujours le revenu publicitaire autour des recherches et des trafics générés, fondé sur l'analyse ciblée d'une population d'utilisateurs et sa revente à une autre population d'annonceurs.

Or, sous Android, tout est fait dans pour maximiser cet objectif : recherche Google, compte Google, mail Google, applications Google, … avec au final, publicités analysées, contrôlées et payées à Google, donc indépendamment de l'OS lui-même ou du revenu des applications.

vendredi 30 mars 2012

Chrome OS, Google persiste en préparant Chrome OS « Daisy » pour ARM

 

L'OS de Google Androïd rencontre un succès planétaire et les analystes prédisent déjà son dépassement de Windows, en base installée mondiale, à l'horizon 2016.

Malgré ce succès, Google persiste a préparer son autre système d'exploitation ChromeOS pour machines post-PC et post-Laptop Windows, connectées au Cloud. 

Le géant de Mountain-View prépare une version spécifiquement adaptée aux machines professionnelles non Intel, sous processeur ARM. Cette version "Chrome OS on ARM" (ChrOA ?) va sortir mi 2012, elle répond au nom de code de « Daisy » (Marguerite).

L'OS répond au portage en cours de Windows 8 sur ARM (WOA) a destination des laptops. Google sortant ici pour cettes plateformes un OS un peu plus « professionnel » qu'Androïd, bien que pourtant basé comme lui sur un noyau Linux.

Sony et Samsung préparent déjà leurs premières machines sous Chrome OS ARM. Ces machines disposent de CPU Cortex ou Exynos à 2 Ghz double-coeur (ce dernier est 3 fois plus rapide que le dernier iPad), Wifi, 3G, USB, HDMI, port Ethernet, video 2 560 x 1 600, 800 grammes, 7 heures d'autonomie,… elles évolueront vers les puces Tegra 2 et 3 de Nvidia.
Ces machines ChromeOS sont des terminaux prévus pour fonctionner quasi intégralement en connexion Cloud, via Wifi ou 3G.

Les applications et les données ne sont pas locales mais se trouvent sur le Cloud de Google. Plus de délai de boot, plus de sauvegarde, des machines interchangeables car dépourvues de données locales, … mais, bien sûr, aucun travail local si il n'y a pas de liaison Internet.

Le bureau est nommé « Aura » (voir photo ci-dessus), il est de facture très classique avec fenêtres, icônes, dossiers, … de type Windows. Un comble quand Microsoft va de son côté tenter d'entrainer ses utilisateurs vers l'interface à tuiles « Metro » qui, proposée sous Windows 8, révolutionnera les usages pour tablettes comme pour PC. 

Bien entendu, l'usage de ChromeOS tourne aussi beaucoup autour de... Chrome, le navigateur vedette de Google.

Bref, toutes ces ARM(es) de guerre de Google sont destinées à mieux contrer le haut de gamme des Netbooks et tablettes « de classe iPad » et surtout les futurs laptop et tablettes Windows 8 qui eux, ne tourneront pas sous un OS Windows Phone, le concurrent d'Androïd sur Smartphones et tablettes.

mercredi 28 mars 2012

IBM, l'éléphant à l'éternelle jeunesse


A mes débuts dans l'informatique, fin des années 80, mon premier patron Ion FILOTTI (ancien maitre de conférences à Berkeley puis au labo de recherche informatique d'Orsay) me dit une phrase que j'ai toujours gardé en mémoire : « Sache que dans 100 ans, nul ne sait de quoi l'informatique sera faite, ni à quoi elle ressemblera, mais une chose est sure : IBM sera toujours là ».

30 ans plus tard, cette maxime tient toujours car IBM a fêté ses 100 ans l'année passée en 2011 et est très bien parti pour vivre encore 70 ans, sinon un siècle, et ce à la différence de beaucoup de ses concurrents.

Pour toucher l'aspect intemporel de la firme, rappelons nous que le slogan « Think » d'IBM (réemployé dans ThinkPad) est utilisé depuis 1915, (à l'époque des premiers avions en bois et haubans) et que son logo actuel existe depuis 1965 (à l'époque de la TV noir et blanc, des premiers astronautes). Le cycle de vie de la firme n'est vraiment pas celui des gadgets à la mode aux concepts fumeux qui sombrent dans l'oubli après deux ans.

En 2012, 101 ans après sa genèse, IBM est donc toujours en bonne santé et flatte ses actionnaires.

Sa capitalisation actuelle est de 233 milliards de $, ses revenus 2011 furent de 107 milliards de $ et ont généré un bénéfice par action de 13,44$, en hausse de 15%, avec une cible de 20$ par action en 2015.
En 2011, pas moins de 18,5 milliards de $ de dividendes ont été reversés aux actionnaires, comme IBM le fait d'ailleurs très régulièrement... ce, alors que l'on voit un Apple leur verser leurs premiers dividendes depuis +15 ans. Cette cash-machine attire de nombreux investisseurs fidèles, comme le milliardaire Américain Warren Buffet qui a acquis récemment 5,5% d'IBM.

Fort de cette manne régulière, IBM investit constamment dans la recherche et dépose des milliers de brevets par an. Les armées de chercheurs IBM ont donné 5 prix Nobel, notamment sur le microscope à effet tunnel, ou la supraconductivité. Et le géant ne faiblit pas, bien au contraire, en 2011, IBM a battu un record et a déposé 6000 brevets dans l'année en battant tous ses concurrents pour la 19ème année consécutive (y compris le fougueux géant Coréen Samsung). 

IBM vient d'ailleurs de revendre 750 de ses dizaines de milliers de brevets à Facebook, des brevets liés à la publicité, à la confidentialité, à la messagerie et au réseau.
Le pauvre Facebook ne disposait en interne que de... 56 brevets déposés par ses soins au cours de son histoire ! Google avait également acquis 217 brevets à IBM il y a quelques mois.

Après avoir consacré 63 milliards de $ dans la recherche ces 10 dernières années, IBM veut encore investir 35 milliards sur cinq ans. IBM prépare, voir crée donc constamment l'avenir.

Parmi les dernières innovations d'IBM, susceptibles de bouleverser les fondamentaux même de l'informatique, figure l'ordinateur quantique. Au vu de l'avancée des travaux actuels, celui-ci verrait le jour dans 15 ans, peut être 10. 
Avec sa puissance gigantesque, il ouvrira la voie aux applications prédictives : météo, santé, sécurité.
Actuellement les plus puissants ordinateurs travaillent avec des nombres de 150 chiffres. Pour qu'ils décryptent un nombre à mille chiffres, tous les ordinateurs du monde devrait se réunir et travailler de concert. Avec l'ordinateur quantique, un seul exemplaire pourrait le faire en quelques heures.

Enfin, pour préparer le futur, IBM s'implante également à différents endroits du monde en émergence et crée par exemple un centre d’innovation technologique à Nairobi, au Kenya dans le cadre de son plan Stratégie pour l’Afrique en 2012. L'objectif y est de piloter et gérer la fourniture d’eau, les interventions d’urgence, la collecte des ordures, le trafic routier , ... de manière optimisée avec les systèmes IBM. A terme de transformer Nairobi en une ville plus intelligente que bien de nos villes occidentales. 


Bref, en suivant cette philosophie gagnante, dans 100 ans, l'éléphant de 200 ans sera encore tout aussi juvénile et innovant.

lundi 26 mars 2012

Réseaux sociaux d'entreprise : flop des outils internes, explosion de Linkedin et Viadeo


Comme je l'écrivais début 2011 dans l'article « Social Computing 2.0 : l’expérience groupware peut être utile » Lien article les réseaux sociaux internes aux entreprises ont eu du mal à percer malgré l'engouement initial, au point que certains parlent déjà d'une bulle qui se dégonfle.

Ce semi-échec, ou retard, me semble lié à plusieurs raisons que j'évoquais dans l'article :
  • la collaboration par les outils n'existera que si la collaboration sans les outils fonctionne déjà
  • le management doit accompagner la collaboration et s'y investir
  • les processus doivent prendre la collaboration en compte, la favoriser, lui donner du temps
  • les résultats (ROI) de la collaboration doivent être probants dans le travail
Les outils de Microsoft, d'IBM ou ceux d'acteurs tiers « pionniers » s'implantent toujours, certes, mais le champ d'usage reste sur le domaine de l'ancien groupware d'il y a 20 ans (R&D, innovation, stratégie, groupes de travail, …).
Au delà, certains blogs d'entreprise remplacent quelques vieux Intranet trop statiques. Et certes, Twitter ou Facebook s'utilisent de plus en plus en entreprise, mais ils servent à échanger librement avec des amis bien plus présents dans la sphère privée que professionnelle.


En revanche, ce qui est notable, c'est la véritable explosion de l'usage en entreprise des médias sociaux professionnels que sont Linkedin ou Viadeo. Ces deux réseaux, deviennent au fil des mois un véritable phénomène de masse dans les entreprises.

Linkedin, compte aujourd'hui 150 millions de membres dans 200 pays dont bientôt 3 millions en France. 

Linkedin est la société high-tech qui connait une des plus fortes croissance en CA, en le doublant sur certains exercices récents. Idem pour son action qui a doublé rapidement après son introduction.

Linkedin est surtout présent dans les grandes entreprises de l'IT, de la finance et de l'industrie.

Le Français Viadeo compte, lui, 40 millions d'utilisateurs dans le monde, mais 5 millions en France ce qui le place devant Linkedin dans l'hexagone. Viadeo est présent dans les PME, le conseil, l'industrie. Bien que plus rapidement lié à un abonnement payant, il s'avère d'un usage complémentaire de celui de Linkedin pour toucher les PME et les indépendants, notamment.

Ces deux réseaux se développent massivement comme de véritables Facebook d'entreprise, intégrant la publication de son CV pro, des recommandations d'amis professionnels, des publications de tweets, des liens vers des blog pro ou perso, ....

Les deux plate-formes sont également devenues le nouvel eldorado des recruteurs.

Bref, si il y a bien révolution web 2.0 dans les entreprises, elle viendra surement de ces deux réseaux qui interconnectent chaque jour et de plus en plus d'utilisateurs au sein même des entreprises. Ceux-ci s'interconnectent également avec leur anciens collègues passés à la concurrence ou ayant choisi une nouvelle carrière. Mieux, ils offrent aussi une connexion vers d'autres contacts d'entreprises partenaires ou clientes.
Ces réseaux permettent donc d'entretenir une mixité de contacts business, un écosystème professionnel dont le maillage des relations va bien au delà de la messagerie d'entreprise et de son simple carnet d'adresses.


Avec ces deux outils, le web 2.0 des entreprises est désormais, je pense, vraiment lancé.

vendredi 23 mars 2012

Windows 8, bombardement de versions en octobre prochain


La date prévue de sortie de Windows 8 est désormais prévue en Octobre 2012. Notons que le mois d'octobre, situé avant les périodes de fêtes, fut un mois faste pour les sorties de XP et Windows 7. Le malheureux Vista est sorti, lui, un mois de Janvier.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agira alors d'un véritable bombardement de versions.

Rien que pour Windows 8 pour plates-formes x86 (Intel ou AMD), il y aura déjà le largage d'une dizaine de versions :

- Windows 8 Entreprise «Eval»
- Windows 8 Entreprise
- Windows 8 Home Basic
- Windows 8 Home Premium
- Windows 8 Prerelease ARM
- Windows 8 Prerelease
- Windows 8 Professionnal
- Windows 8 Professionnal Plus
- Windows 8 Starter
- Windows 8 Ultimate

Ces versions Windows 8 équiperont les PC x86 Intel ou AMD ou les machines virtuelles VDI fonctionnant sous Vmware, Hyper-V, XenServer, …

Il sortira sous Windows 8 des tablettes à architecture x86 (Dell, Samsung, HP, Lenovo) ainsi que des Ultrabooks x86 équipés de ces versions Windows 8. Ils disposeront de toutes les fonctions historiques de Windows agrémentées des nouveautés de Windows 8.

Mais en octobre, il sortira aussi pour la première fois Windows 8 on ARM, dit « WOA » qui fonctionnera sur les appareils à processeurs ARM et disposera aussi de la nouvelle interface « à tuiles » Metro, l'explorateur classique Windows restant utilisable en option.
WOA ne permettra pas de faire tourner les applications historiques x86 et ne sera pas administré par SCCM, mais WOA sera toutefois équipé d'une suite Office spécifiquement portée (mais sans OutLook).

WOA équipera des tablettes à processeurs ARM, mais aussi des terminaux ou Netbooks à processeurs ARM. Les tablettes ARM ne seraient que 3 lors du lancement de Windows 8 en octobre (dont Nokia et Asus). En effet, Microsoft a établi un cahier des charges draconien en ne souhaitait pas mettre sur le marché des équipements au fonctionnement critiquable, notamment face à l'iPad.

Fin d'année sortira aussi Windows Phone 8, dit "Apollo" succédant à Windows Phone 7. Il sera également équipé de l'interface Metro, il tournera certaines applications de WOA (mais non celles pour x86, bien sur)..

Les applications pour tous les OS seront disponibles sur un Application Store Microsoft équipé aujourd'hui de 65 000 applications, renforcé de 300 nouvelles applications par jour.

Avec le renfort de WOA, le but affiché de Microsoft est de gagner 10% du marché des tablettes en 2 ans, en grignotant des parts de marché à Apple pour les 2/3, plus que sur Androïd qui occupe moins le marché haut de gamme.

Ce lancement de Windows 8 est stratégique pour Microsoft dont le CA de la division Windows a reculé de 6,3% au dernier trimestre de son exercice. Un recul lié au ralentissement du marché des PC conjugué aux premiers essoufflement de Windows 7.

mercredi 21 mars 2012

Retour sur le jour où le grand nuage public Azure est tombé


Le 29 février dernier, le Cloud "Windows Azure" de Microsoft a été indisponible pendant plusieurs heures pour plusieurs régions du monde. Pour rappel, Azure est en production depuis un an, en mars 2010.

La panne a débuté le matin à 1h45 GMT (2h45 en france) touchant Windows Azure Management, le service permettant de gérer les déploiements, les services hébergés et les comptes de stockage. Le bug affectait 4% des systèmes mais s'est étendu.

A 5h Microsoft a pris les mesures pour rétablir le service pour éviter la généralisation.

A 11h du matin, Microsoft a confirmé les services perturbés.

Six régions du monde ont alors connues des pertubations sur SQL Azure Data Sync, Access Control 2.0, Azure Reporting, Azure Marketplace et Azure Service Bus.

A 13h30, Microsoft annonce que ses équipe sont à pied d'œuvre pour dépanner en lançant un correctif sur les systèmes.

A 19h30 Microsoft récupère l'activité de services toujours défaillant sur USA Centre-Nord, Centre-Sud et Europe du Nord.

Les mises à jour doublées de sauvegardes et restaurations mondiales sont en cours.

A 20h des pannes affectent encore certaines régions.

Les mises à jour se poursuivent et le problème est clos tard le lendemain matin 6h.

La cause de cet incendie du nuage n'a été publié que 9 jours plus tard, un trop grand délai aux yeux de certains clients.

Il s’est agit d’un bug liée à une erreur de calcul de date. Le mois de février comptait en cette année 2012 (bissextile) 29 jours et non 28 jours. Plus précisément d'un certificat SSL incompatible avec le jour supplémentaire.
Les machines virtuelles pouvait continuer de fonctionner mais ne pouvaient plus être gérées, et aucune nouvelle VM ne pouvait plus se lancer car tout lancement d'une nouvelle VM faisait s'effondrer les serveurs


Depuis, Microsoft a proposé des réductions tarifaires de 33% à tous les clients Windows Azure Compute, Access Control, Service Bus et Caching, impactés ou non par la panne.


Cet incident mondial restera dans la mémoires comme la première grande panne d'un nuage mondial en production. Certes, il y avait eu des précédents chez Amazon ou Google, mais ils ne portaient pas sur des applications du SI d'entreprise en production, ni sur une durée aussi longue.

Des commissions vont surement se réunir chez les principaux fournisseurs de Cloud pour tirer tous les enseignements de ce cas d'école sur la panne, son traitement, la gestion de crise, la communication. En effet, un Cloud qui plante impose une gestion de crise mondiale, courant sur plusieurs fuseaux horaires, impactant des milliers d'entreprises, des mises à jour, des sauvegardes et restaurations parallélisées, autant de tâches susceptibles de saturer les moyens humains et techniques.


Il y a aura donc bien un avant et un après ce jour qui restera dans l'histoire comme le « bug Cloud de l'année bissextile ».

mardi 20 mars 2012

IPad, un boulevard pavé d'or pour les 4 années à venir


Suite à la sortie de l'iPad 3 (connu aussi comme « nouvel iPad » ou « iPad HD »), Apple vient d'annoncer par la voix de Tim COOK comment elle prévoyait écouler son trésor de 100 milliards de dollars de cash.

Ce ne sera pas l'achat d'un Twitter, que certains prédisaient, mais par un gros versement de dividendes pour les actionnaires, et ce, pour la première fois de puis le retour de Steve JOBS aux commandes en 1996. 1996 : un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître et où le groupe accusait alors une perte de 816 millions de dollars.

Apple va donc distribuer 45 milliards de dollars sur trois ans à ses heureux actionnaires, sous la forme d'un dividende trimestriel (de 2,65 $ par titre, 10 milliards par an) et d'un programme de rachats d'actions (10 milliards).

Cette annonce fait suite aux annonces de ventes record de ce début d'année : 37,04 millions d'iPhone au cours du dernier trimestre, soit un bond de 128% sur un an, 15 millions d'iPad (+111%), 5,2 millions de Mac (+26%) et 15,4 millions de baladeurs iPod (-21%).

La distribution de cette manne se joue donc en parallèle de la sortie du nouvel iPad.

En effet, lors de la sortie de l'iPad, l'action Apple a gagné 200 dollars en moins de 2 mois, et atteint la barre symbolique de 600 dollars l'action. Ce ce qui valorise le titre Apple à... 560 milliards de dollars. Le faisant passer de l'équivalent PIB de l'Argentine ou Afrique du Sud fin 2011, à désormais celui d'un 20è pays mondial, comme la Suède ou la Suisse. (plus de 2 fois celle des Microsoft, Google ou Boeing qui eux jouent dans la classe des 220 à 270 milliards).


Pour les analyses le « produit » iPad, sorti depuis 2 ans seulement, est désormais mature alors même qu'il n'a jamais cédé son leadership à l'armée de tablettes Android, Samsung en tête. Mieux, il apporte un coup de massue à la concurrence avec son écran HD Retina exceptionnel, que la concurrence aura du mal à imiter, à ce cout.

Or il se prévoit une vente 2012 de tablettes située entre 110 et 125 millions d'unités, contre 69 millions en 2011. Apple table sur 60% de part de marché sur ce marché.

Mais ce n'est pas tout. Le marché grimperait ensuite à 195 millions d'unités en 2013, 250 millions en 2014 et 286 millions en 2015.

Le trou étant donc creusé (pour longtemps) avec les tablettes Androïd en terme de parts de marché et de qualité de produit, le boulevard de l'iPad semble donc pavé d'or pour les 4 ans à venir.

Oui, pavé d'or car ces machines simplissimes (pas de pièce mobile) sont vendues de 500 à 700€ pièce pour un cout de fabrication modique, basé en Chine.

Ce n'est pas les tablettes Low-cost « fermées » et sans accéléromètre comme le Kindle Fire d'Amzaon, vendues à pertes, qui vont inquiéter Apple.

L'iPad peut donc désormais prévoir doubler l'iPhone comme source principale de revenus pour Apple.

Rarement, dans l'histoire de la high-tech, un produit n'aura connu une telle innovation suivie d'une telle course en tête sur le marché, autant dans la sphère privée que bientôt dans l'entreprise. 

Son règne s'annonce déjà supérieur à ceux de l'iPhone lui-même (100 millions), du Walkman (220 millions d'unités) ou de l'iPod (300 millions).

mercredi 14 mars 2012

Le Trojan Duqu, une arme sophistiquée de la nouvelle guerre numérique mondiale


Duqu a été repéré en 2011 par Symantec, il attaquait les systèmes de machines industrielles en Europe ou Moyen-Oient.

Les Russes de Kaspersky l'ont disséqué et trouvé du code similaire au ver Stuxnet lancé en 2010 et destiné à perturber les systèmes des centrifugeuses à uranium de l'Iran.

Duqu, lui, s'installe mais ne détruit pas, c'est un Trojan (Cheval de Troie).

Une fois en place, il remonte silencieusement les données collectées sur la machine qu'il infecte.

Mais le point curieux est qu'il est écrit dans un langage de programmation qui ne ressemble à rien de connu. L'ADN de Duqu est constitué de C++, mais les modules de communications avec les serveurs distants collectant les données est développé dans un code inconnu.
Ce n'est pas du C++, de l'Objective C, du Java, du Python, de l'Ada et autres langages connus.

Ce langage objet apparaît optimisé pour la communication asynchrone réseau.

Certains pensent que ce code pourrait avoir été généré par des compilateurs IMB pour les vieux mainframe IBM SYS38 ou SYS36.

D'après Intel, l'objectif visé par ces malware est de se prendre aux autorités de certification situées dans ce que l'on dénomme « Caneus Auris », une zone comprenant l'Inde, l'Afrique, le Moyen-Orient.

Compte-tenu de la complexité et des modules du système Duqu, il est probable qu'il est l'œuvre d'équipes séparées qui n'aient connues qu'une part du projet, sans en connaître la finalité (comme le projet Manhattan).


La guerre numérique semble donc bien en cours et les moyens « black-ops » employés par les entités para-gouvernementales et autres barbouzes peu fréquentables (comme au temps de la guerre froide) sont de plus en plus lourds et sophistiqués, se situant au delà des capacités des meilleurs experts privés.


Et nous n'en sommes qu'au début car, avec le Cloud, il est probable que cette guerre numérique va se transposer des systèmes au sol vers les « nuages » numériques, comme la guerre terrestre gagna les airs au début du 20è siècle.




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